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Fasterize : solution « facile » d’accélération des sites Web

17 septembre 2013 Publié par Laissez vos commentaires
Le français Fasterize lance ce mardi son service d’accélération Web. Rien à voir avec un service CDN : il propose en fait d’optimiser les pages HTML de votre site à la volée suivant les demandes des visiteurs en appliquant des règles plus ou moins simples. Résultat : temps de chargement réduit de 30 à 50%. 

« Notre technologie permet de réduire instantanément d’entre 30 et 50% le temps de chargement de vos pages HTML ». Voici l’attaque directe de l’entreprise Fasterize, dont le service d’accélération web est lancé aujourd’hui, après une période bêta à laquelle ont participé une centaine de sites. Nouveau venu et visiblement seul acteur sur ce créneau en France, Fasterize ne s’oppose pas aux services CDN (Content Delivery Network) qui sont des aiguilleurs du net, cherchant à vous faire prendre le chemin le plus rapide d’un point A à un point B. Au contraire : Fasterize s’appuie sur son outil basé dans le cloud pour optimiser chacune de vos pages HTML en se plaçant en amont d’un site. 

Ainsi, Fasterize ne touche à rien : ni réseaux, ni bases de données, ni même serveurs. « Nous avons développé un moteur qui analyse les pages HTML et ses composants (CSS, JS, images) et y applique un certain nombre de règles d’optimisation avant de renvoyer le contenu à l’internaute », explique le site. L’outil cherche donc à réduire au maximum le poids et le nombre des requêtes pour accélérer le trafic, ou même la hiérarchisation des ordres de chargements par exemple. 

Quelles règles sont appliquées ?

Pour l’instant, Fasterize utilise des règles assez communes comme la concaténation, la mise en cache, la compression (HTML, CSS, JS) ou les chargements différés, sans oublier : la parallélisation, l’envoi des requêtes sur la même connexion TCP, l’optimisation réseau ou encore l’inlining. 

Fasterize prévoit d’ailleurs d’appliquer de nouvelles règles prochainement à savoir : le pre-rendering (chargement proactif des pages statistiquement les plus visitées), SPDY proxy (protocole Chrome et Firefox) et l’URL versioning. 

Enfin, Fasterize offre également l’usage sans surcoût d’un CDN au-delà de 100 000 pages « fasterizées ». Simple, Fasterize est surtout capable d’être implémenté en 10 minutes une fois la configuration effectuée au niveau DNS par modification du CNAME  (Canonical Name record). 

Une solution axée e-commerce

La solution est gratuite jusqu’à 1000 pages vues/mois, puis payante passé ce palier : 9 euros HT pour 10 000 pages vues, 20 euros HT pour 20 000 pages vues, etc. jusqu’à 629 euros HT pour 750 000 pages vues/mois. 

Pour les e-commerçants, dont le temps d’accès et la réactivité du site est un atout primordial, ce genre de solution est tout à fait remarquable. D’autant plus qu’elle présente un autre avantage de taille pour les sites marchands : elle propose gratuitement le RUM (Real User Monitoring) et propose « par exemple de suivre des métriques comme le temps de chargement total, le « Time To First Click », le nombre d’images, etc. ». 

Une décision fait planer le doute sur le modèle Airbnb

23 mai 2013 Publié par Laissez vos commentaires

Une décision fait planer le doute sur le modèle Airbnb

Un tribunal a condamné mardi un particulier qui louait son appartement sur la plate-forme de location Airbnb. 2.400 dollars d’amende pour avoir violé la réglementation hôtelière.

Un tribunal a condamné un particulier qui louait son appartement sur Airbnb. - DR

Un tribunal a condamné un particulier qui louait son appartement sur Airbnb. – DR

Le modèle Airbnb remis en cause ? Un tribunal de New York a condamné mardi Nigel Warren, un particulier qui louait son appartement sur la plate-forme de location, à 2.400 dollars d’amende pour avoir violé la réglementation hôtelière. Selon ce texte de 2011, le particulier ne pouvait tirer des revenus d’une location de moins de 29 jours, à moins de se déclarer hôtelier et donc de payer les taxes correspondantes.

La ville de New York l’avait assigné devant le tribunal et lui réclamait 7.000 dollars. Pour la première fois dans ce type de conflits, Airbnb avait lui-même envoyé un avocat au tribunal pour défendre son utilisateur. Nigel Warren a désormais trente jours pour faire appel de la décision.

Selon les villes, la réglementation est plus ou moins précise sur ce point. Plusieurs municipalités se sont ainsi inquiétées de voir les particuliers louer leur appartement à des touristes, soit pour des questions de disponibilité des logements, soit pour des raisons de ­concurrence, soit enfin pour des raisons de sécurité. Le secteur hôtelier pratique aussi un fort lobbying pour empêcher ces plates-formes de prospérer.

Airbnb, de son côté, a également fait pression, en particulier aux Etats-Unis, pour assouplir les règles. Le feuilleton est en tout cas loin d’être terminé. Les juristes estiment en effet que la plupart des locations effectuées sur Airbnb pourraient entrer dans le cadre des exceptions à cette réglementation new-yorkaise de 2011. L’une de ces exceptions concerne notamment les espaces partagés.

New York, une ville laboratoire

Les cas de plainte sont néanmoins rares. Dans cette affaire, un inspecteur de la ville se trouvait dans l’immeuble pour d’autres raisons quand il a eu affaire à la touriste qui avait loué l’appartement. Pour Airbnb, l’enjeu est en tout cas de taille. New York représente la première ville en termes de volume d’affaires pour la société californienne, devant Paris et San Francisco.

Juridiquement, Airbnb souhaitait aussi faire de New York une ville laboratoire, au moment où d’autres municipalités se penchent sur le problème. A Amsterdam, par exemple, plus de 200 propriétés ont été inspectées en début d’année pour vérifier qu’elles respectaient les conditions élémentaires de sécurité. D’autres villes étudient néanmoins la possibilité d’adapter la réglementation à ce phénomène. Ce serait notamment le cas de la Ville de Paris.

Plus de 4 millions de personnes à travers le monde ont déjà réservé une nuit sur Airbnb et plus de 300.000 annonces y sont disponibles, dont 27.000 en France. Fondée en 2008, la société réaliserait aujourd’hui, selon les analystes, un milliard de dollars de chiffre d’af­faires et serait valorisée 2,5 milliards de dollars.

Une nouvelle taxe sur le matériel hi-tech pour financer la culture ?

13 mai 2013 Publié par Laissez vos commentaires

Pierre Lescure va aujourd’hui remettre son fameux rapport « l’acte 2 de l’exception culturelle française » avec 75 propositions concernant l’adaptation des politiques culturelles à l’ère numérique.

Selon le Figaro, on devrait notamment retrouver dans ce rapport, une proposition assez sérieuse concernant une nouvelle taxe sur le matériel hi-tech (smartphones, tablettes, ordinateurs…) afin de financer la culture !

L’idée part du constat que les consommateurs rechignent à dépenser 9 euros pour un album de musique sur une plate-forme numérique, mais n’hésitent pas à consacrer près de 400 euros pour une tablette ou de 700 euros pour un smartphone – des prix suffisamment élevés pour qu’une taxe ne freine pas les ardeurs des acheteurs.

Cette taxe permettrait normalement de remplacer et de moderniser la taxe pour copie privée tant décriée jusque-là par les fabricants et bousculée par la Commission européenne. De plus, celle-ci servirait aussi à simplifier la chronologie des médias, en rendant par exemple un film disponible plus rapidement sur toutes les plates-formes numériques en téléchargement légal.

Enfin, l’Hadopi disparaîtrait, mais sa mission serait confiée au CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) qui pourrait alors automatiser l’envoi d’amendes à 140 euros évoqué en janvier dernier.

Crédit Ministère de la Culture

Crédit Ministère de la Culture

Source : JDG

Le shopping en magasin plébiscité

13 mai 2013 Publié par Laissez vos commentaires
D’après un sondage Ipsos, 72% des Français déclarent préférer faire leur shopping en magasin plutôt que sur Internet. Malgré l’essor de l’e-commerce, 95% des sondés déclarent acheter souvent ou systématiquement dans le point de vente, surtout pour l’alimentation (89%) et les vêtements (60%). Même les produits culturels, qui figurent pourtant en tête des produits achetés en ligne (28%), restent majoritairement acquis en magasins (40%). Premier atout des boutiques pour les sondés: le côté vivant et la dimension humaine, cités par respectivement 92% et 91% des personnes interrogées, juste devant la qualité de l’accueil (88%). L’autre atout du magasin est la possibilité de pouvoir toucher et essayer les produits avant d’acheter (78%). Enfin, les lieux de vente permettent de se laisser davantage surprendre (71%) et de découvrir les dernières innovations, favorisant les achats plaisir et d’impulsion, qui sont deux fois plus nombreux dans les magasins que sur Internet.

Source : Stratégies

Yahoo! cherche à se désengager de son contrat avec Bing et va lancer de nouvelles applications de recherche

13 mai 2013 Publié par Laissez vos commentaires

marissa mayer

Marissa Mayer, transfuge de Google chez Yahoo!, tenterait actuellement de désengager sa société de son contrat de 10 ans signé avec Microsoft dans le domaine de la recherche d’information. Pas si simple…

Si l’on en croit une source au Wall Street Journal, Yahoo! tenterait actuellement de mettre fin à son partenariat avec Bing dans la recherche d’information. Le contrat, signé en 2009, prévoyait un partenariat sur 10 ans. « La patronne de Yahoo!, Marissa Mayer, recrutée l’an dernier chez Google, tente de mettre fin à cette coopération, car elle rapporte encore moins au groupe que quand il avait ses propres activités de recherche« , explique l’AFP. Et poursuit, citant toujours le WSJ : « Yahoo! pourrait mettre fin à l’accord avec Microsoft si ce dernier vendait son moteur de recherche Bing, et trouver un moyen de conclure un accord plus lucratif avec Google minimisant les problèmes de concurrence« . Yahoo! avait d’ailleurs annoncé en début d’année que son portail allait utiliser les publicités contextuelles de Google pour mettre un peu plus la pression sur les épaules de Microsoft.

Mais la situation n’est pas si simple, car si Yahoo! cassait le contrat avec Microsoft, la seule alternative crédible serait de travailler avec Google, ce qui poserait certainement quelques soucis au niveau des autorités de régulation outre-Atlantique, pour cause de position dominante de la firme de Moutain View.

Ca n’a pas empêché les deux entités, Yahoo! et Bing, de prolonger dernièrement d’un an l’accord sur l’Amérique du Nord, prévoyant des revenus minimum en termes publicitaires à Yahoo!, ce contrat se terminant fin mars. En attendant…

D’autre part, Yahoo! a également annoncé sa volonté de sortir, dans les mois qui viennent, de nouveaux outils de recherche, selon Bloomberg. Mais aucun détail n’a encore été dévoilé sur ces nouveaux outils. Yahoo! ne semble donc pas avoir complètement abandonné la partie du « search » dans le monde. Et c’est tant mieux !

yahoo bing
Source de l’article et de l’image :Abondance

Dailymotion : le « made in France » impossible

2 mai 2013 Publié par Laissez vos commentaires

Est-il possible de mener une politique « made in France » quand cela concerne le secteur de l’Internet. C’est la question difficile à laquelle s’est heurté Arnaud Montebourg, dans le cadre des négociations avortées avec le géant américain Yahoo! sur la vente de Dailymotion. Le ministre du Redressement productif a effectivement fait capoter le partenariat, de peur que le site de partage de vidéos ne quitte le giron français. Résultat: Yahoo! s’est retiré et Dailymotion se retrouve sans partenaire américain.

Voici ce que prévoyait le deal: Yahoo! devait racheter 75% de Dailymotion, filiale à 100% du groupe France Telecom/Orange, avec une option pour monter à 100%. L’Etat, qui détient encore 27% du capital de l’opérateur téléphonique, ne voulait pas aller plus loin que 50%. « Nous souhaitons un développement équilibré. Nous sommes pour une solution 50/50 du type de celle qui a existé entre Renault et Nissan, où l’identité des deux entreprises est préservée », a fait valoir le ministre, en semblant oublier que le constructeur français détient Nissan depuis le départ.

Du coup, Stéphane Richard, patron de France Telecom, s’est fendu d’une déclaration cinglante dans les colonnes des Echos, ce jeudi 2 mai. « Dailymotion est une filiale d’Orange et non de l’Etat. C’est le groupe, sa direction et son conseil d’administration qui gèrent ce dossier », a-t-il déclaré, tout en assurant qu’il n’y avait pas de conflit entre l’opérateur et l’Etat. Malgré la forme expéditive, Stéphane Richard ne devrait pas sortir à nouveau de sa réserve. L’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde vise la tête de Veolia, et ne peut donc pas se mettre le gouvernement à dos.

Arnaud Montebourg s’est justifé en fin de matinée, indiquant avoir pris sa décision « en relation avec Pierre Moscovici », le ministre des Finances.

  • Dailymotion, une start-up 100% française

Le site de partage de partage de vidéos est une pépite française née il y a 8 ans, où chacun peut apporter et regarder des vidéos. Oui, tout comme YouTube, dont la création remonte un mois seulement avant celle de Dailymotion. Chaque mois, plus de 100 millions d’internautes se connectent, pour environ 2,5 milliards de vidéos visionnées, selon le cabinet ComScore.

L’histoire d’amour entre le site et l’Etat remonte au mois d’octobre 2009, après l’entrée au capital du Fonds stratégique d’investissement (FSI). En janvier 2011, France Telecom/Orange annonce un accord prévoyant sa montée au capital à hauteur de 49%, valorisant Dailymotion à 120 millions d’euros. Depuis janvier 2013, l’entreprise est devenue une filiale à 100% de l’opérateur téléphonique.

  • Dailymotion a besoin d’un partenaire international

L’échec des négociations avec Yahoo! ne fait pas les affaires de France Télécom, qui n’a pas mis en place de véritables synergies avec Dailymotion. Pour nombre d’analystes, Dailymotion doit être adossé à un partenaire international en mesure de lui ouvrir le vital marché américain. En effet, si le site de partage de vidéos reste dans l’escarcelle de l’opérateur (qui fait un métier très différent), il ne restera qu’un confetti sans espoir de se développer.

Dailymotion est en effet un nain par rapport au rival YouTube, qui appartient au géant US de l’internet Google. C’est ce rachat qui avait permis d’assurer son développement en 2006. « Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est donner à Dailymotion les moyens d’accélérer son développement, en particulier aux Etats-Unis, pour venir concurrencer Youtube. Ce n’est pas une question d’argent, mais bien de partenariat industriel », expliquait d’ailleurs fin mars le patron de France Télécom, Stéphane Richard.

  • La question du capital français dans Dailymotion

La vérité n’a pas encore été faite sur ce détail. Arnaud Montebourg aurait surtout refusé le deal, en raison de l’option qui permettait à Yahoo! de monter à 100%. Ce que Stéphane Richard a démenti dans Les Echos. « J’avais pourtant refusé que Yahoo! dispose d’une option pour acheter la totalité du capital de Dailymotion, et nous étions sur le point de trouver un arrangement », a regretté le patron de France Telecom.

L’opération aurait été la plus importante pour Yahoo! depuis l’arrivée à sa tête du nouveau PDG, Marissa Mayer, il y a un an. Le Wall Street Journal évoquait la somme de 300 millions de dollars en mars dernier.

« On n’a jamais été partisan de vendre complètement Dailymotion, on est plus dans la nuance que dans le conflit », assure Stéphane Richard réagissant sur Radio Classique, ajoutant que son groupe était « parti sur une position beaucoup plus ouverte » que l’Etat dans ce dossier. « Yahoo! avait un grand intérêt pour ce partenariat et tout cela nous paraissait plutôt pas mal à la fois pour nous et pour le pays », souligne le patron.

  • Le dossier Dailymotion n’a rien à voir avec PSA ou Florange

Le site de partage de vidéos n’a pas besoin d’argent, ce qu’Arnaud Montebourg ne semble pas comprendre. Le ministre a certes promis de « créer les conditions optimales du développement de Dailymotion à l’international », mais l’entreprise ne construit pas son avenir à coup de millions. Stéphane Richard avait déjà préféré que l’Etat renonce à mobiliser des financements publics. « Nous ne cherchons pas des partenaires financiers! Notre priorité est de trouver un allié qui assure le développement de Dailymotion hors d’Europe », a-t-il souligné. « Nous avons envisagé plus de 60 partenaires potentiels en France et à l’étranger avant de nous focaliser sur Yahoo!, maintenant, nous allons reprendre nos recherches », a-t-il affirmé.


Les besoins s’estiment plutôt en réseaux, relais et sur tout un écosystème pour lui permettre de s’épanouir. La France a les armes pour soutenir un projet lié à l’aéronautique. Concernant Internet, c’est une autre paire de manche.

Depuis un an, Arnaud Montebourg se bat comme un beau diable pour empêcher des usines de fermer. Florange, PSA, Goodyear, Pétroplus… Le ministre du Redressement productif n’a pas ménagé ses efforts mais est peut-être allé un peu vite cette fois-ci. Avec Dailymotion, il tenait enfin une société française en pleine forme, « menacée » par un géant américain…

La réaction ne s’est pas faite attendre du côté de la direction du site. Son directeur général, Martin Rogard, a rebaptisé sa biographie Twitter par « ministère du redressement productif ».

dailymotion made in france