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Ping : l’échec derrière les succès d’Apple

19 novembre 2012 Publié par Laissez vos commentaires
Ping : l’échec derrière les succès d’Apple

Lors de la keynote présentant l’iPhone 5, Tim Cook a mentionné l’arrêt définitif du réseau social d’Apple, Ping. Vous vous en n’êtes pas aperçu ? Normal, le PDG d’Apple est passé très vite à autre chose…

Ping, l’échec discret d’Apple

Apple fanfaronne avec son iPad Mini vendu 329 dollars (lui coûtant en réalité 188 dollars !), mais se fait plus discret quant à l’annonce de la mort de leur réseau social Ping lancé en 2010.

Lancé en grande pompe, Steve Jobs présentait son nouveau prodige comme la rencontre de Twitter et Facebook avec le logiciel iTunes :

“It is like Facebook and Twitter meet iTunes […] It is not Facebook. It is not Twitter. It is something else we’ve come up with. It’s all about music.”

“It is like Facebook and Twitter meet iTunes […] It is not Facebook. It is not Twitter. It is something else we’ve come up with. It’s all about music.”

Cette nouvelle plateforme était dédiée à l’échange entre les fans utilisateurs de l’iTunes Store et les artistes avant tout acte d’achat. Il était possible de suivre l’actualité musicale de ses artistes préférés, voir ce qu’écoute ou achète leurs amis et découvrir de nouveaux sons. Rien de plus.

Quelques mois après, Tim Cook tenu une allocution qui ne laissait présager rien de bon quant à l’avenir de Ping :

“We tried Ping, and I think the customer voted and said, ‘this isn’t something that I want to put a lot of energy into’ I don’t know if Ping will survive. We’ll look at it.”

Près de deux ans après son lancement, CNN qualifiait Ping de grand flop technologique avec un million d’utilisateurs (pour 400 millions de comptes sur l’iTunes Store rappelons-le).

Les causes de l’échec

Grand précurseur sur des marchés tels que les Smartphones ou les tablettes tactiles, Apple a plus de mal quand il s’agit d’être un « suiveur ». En entrant dans le secteur des réseaux sociaux, déjà bien bâti, Apple s’y ait cassé les dents.

La première et plus grande raison de cet échec tient en un seul mot et en une action quotidienne faîte par des millions d’utilisateurs actifs : Facebook. En effet, il semblait évident que Ping ne pouvait faire face au géant Facebook, aucun autre réseau social n’y ait parvenu. Mais ce n’est pas tout. Steve Jobs était bien conscient que son réseau social ne pouvait rien contre la plateforme de Zuckerberg. La seule solution était de l’intégrer. Facebook était effectivement bien intégré à Ping à son lancement jusqu’à que cela arrive aux oreilles de Mark Zuckerberg. Pour ne pas avoir tenu au courant de ses intentions d’intégration, le fondateur de Facebook a coupé court au projet d’Apple. En coupant l’accès à Facebook, Zuckerberg a scellé à tout jamais le sort de Ping.

Par la suite, lors d’une conférence All Thing Digital, Jobs avait révélé ne pas s’être entendu avec Facebook.

« Les termes imposés par Facebook étaient trop onéreux », avait-il dit alors. Jobs ne voulait pas verser un centime à Facebook, c’était là une belle erreur stratégique. Pourtant, quand son biographe Walter Isaacson, lui avait demandé quelle personne il admirait le plus dans la Silicon Valley, Mark est le premier nom à être sorti de sa bouche.

Mis à part la non-intégration de Facebook, d’autres facteurs expliquent la fin prématurée de Ping dont : l’implication faible d’artistes (Lady Gaga avait crée une page…non actualisée depuis plus d’un an !), l’impossibilité de modifier son statut, l’impossibilité d’écouter de la musique avant l’inscription, les excessives offres intrusives pour acheter de la musique, rigidité du service, fonctionnalités limitées…bref, Spotify et Deezer, qui suivirent le lancement de Ping, auront réussi là où Apple n’en a pas été capable.

Apple, Facebook, Google, Microsoft and others join forces to launch new Web standards resource

8 octobre 2012 Publié par Laissez vos commentaires

In an attempt to create the “definitive resource” for all open Web technologies, Apple, Adobe, Facebook, Google, HP, Microsoft, Mozilla, Nokia, and Opera have joined the W3C to launch a new website called ‘Web Platform

The new website will serve a a single source of relevant, up-to-date and quality information on the latest HTML5, CSS3, and other Web standards, offering tips on web development and best practises for the technologies.

According to the W3C, the website will also display the status of a particular technology’s standardisation and cross-browser implementation.

Screen Shot 2012 10 08 at 15.48.14 520x299 Apple, Facebook, Google, Microsoft and others join forces to launch new Web standards resource

The site exists as a Wiki, allowing employees representing each of the member companies to add their own updates and to contribute to the site. The project has been funded and has a team dedicated to ensuring it is well maintained (the W3C serves as the website’s curator).

Users can interact on the forums or discuss their projects and coding tips on the site’s dedicated IRC channel.

All documents posted to the Web Platform website are licensed under creative commons. While the initial content is provided by the member companies, website visitors are encouraged to share code examples, tips and tricks or any other relevant information using the Wiki.

As Adobe puts it: “It is now up to the web community to help create and maintain the most comprehensive and authoritative reference for web technologies. So, go check it out and start contributing. Document the web!”

Image Credit: Robert Agthe/Flickr

iPhone 5, un « non-événement »

16 septembre 2012 Publié par 1 Commentaire

L’après 12 septembre !

Apple invite September 12Le monde de l’informatique c’est arrêté de tourner le 12 septembre 2012 entre 19h et 21h (heures de France) ; Tim Cook, le nouveau patron d’Apple, présentait quelques nouveaux produits et services, mais la vedette du spectacle était l’iPhone 5.

Cet événement majeur avait même obligé le tandem Nokia-Microsoft à avancer l’annonce de leur nouvelle vedette, le Lumia 920, dans la semaine qui précédait, quitte à ne pouvoir donner aucune précision sur des informations secondaires telles que le prix, la date de disponibilité et les opérateurs qui allaient le commercialiser.

J’ai laissé passer quelques jours après cette annonce, pour que les caractéristiques de base de l’iPhone 5 soient mieux connues ; je vous propose maintenant une vision objective, calme et stratégique de ce nouveau smartphone.

Avant d’aller plus loin, je vous laisse regarder cette courte vidéo (en anglais) qui montre la réaction de personnes à qui l’on présente un iPhone 4 en leur faisant croire que c’est un iPhone 5 ; instructif !

 

l’iPhone 5 : les faits

Iphone5 vs iphone4sDepuis 3 jours, on a tout lu sur ce sujet, depuis des personnes disant que l’iPhone 5 allait régler les problèmes de l’économie américaine en rajoutant 0,5 % de croissance, à ceux, moins nombreux, qui faisaient part de leur déception.

L’iPhone 5 est-il un très bon smartphone ? Oui, bien sûr !

L’iPhone 5 est-il un progrès par rapport à l’iPhone 4S ? Oui, bien sûr !

La nouvelle série 3 BMW est-elle un progrès par rapport à l’ancienne ? Oui, bien sûr !

A-t-on jamais vu la nouvelle version d’un produit être moins performante que l’ancienne ?

L’iPhone 5 est plus rapide (un peu plus), plus léger (un peu plus), plus fin (un peu plus), son écran est plus grand (un peu plus), il peut fonctionner sur les réseaux 4G-LTE (avec de nombreuses réserves)… Tim Cook a présenté, « à la Steve Jobs », ces « extraordinaires » améliorations.

Caracteristics iphone 5 vs Galaxy IIIOn trouve sur Internet des dizaines de tableaux comme celui-là, comparant l’iPhone 5 à des smartphones commercialisés depuis plusieurs mois tels que le Galaxy III.

Quel est le vainqueur ? Cette question n’a plus beaucoup de sens, ils sont tous les deux excellents et ce serait au mieux une victoire aux points, car chacun est meilleur dans certains domaines, moins bon dans d’autres.

Prix France iPhone 5 nuReste quand même un gros point noir, les prix de vente de l’iPhone 5. Je ne parle pas des prix « subventionnés » avec abonnements de 24 mois, que plus personne ne va utiliser tant ils sont prohibitifs, mais du prix « nu ».
Apple France vient de publier les prix, et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est très très cher. Je viens d’acheter à l’un de mes fils qui rentre à l’Université un PC portable 15 pouces Asus, processeur Intel i7, 8 Go de mémoire vive et il m’a coûté moins cher que la version d’entrée de gamme de l’iPhone 5 ; surprenant !

Amazon Samsung Galaxy NexusJe viens aussi d’acheter sur Amazon un smartphone Samsung Galaxy Nexus, car mon bon vieux compagnon Android de 2009 a fait une chute dans une piscine et… il n’a pas beaucoup aimé.

Son prix de vente nu est de 379 €, ce qui fait que l’iPhone 5 est quand même 80 % plus cher que le Galaxy ; on réfléchirait à moins avant de choisir.

Fnac Samsung Galaxy NexusJe ne résiste pas au plaisir de publier la page du site Web de Fnac.com, qui commercialise aussi le Samsung Galaxy Nexus, en déclarant qu’il fonctionne sous… Windows Mobile ! C’est probablement le meilleur moyen trouvé par Microsoft pour pouvoir dire qu’il y a au moins un smartphone Windows qui a du succès ! (image prise le 14 septembre 2012.).

Essayons maintenant de comprendre pourquoi l’iPhone 5 ne pouvait plus susciter l’enthousiasme des foules.

 

L’iPhone, une innovation de rupture, en 2007

Une fois de plus, je vais utiliser le modèle de l’innovation de Christensen, que j’avais longuement présenté dès 2006 et que je référence souvent dans ce blog.

En 2007, quand il a été annoncé pour la première fois, l’iPhone était unevéritable innovation de rupture.

Christensen- Smartphones 2007Quelle était la situation du marché en 2007, au sens de Christensen ?

Le marché des téléphones mobiles et des « assistants personnels » était dominé par de grands acteurs tels que Nokia, Palm, BlackBerry ou Windows Mobile.

Et n’oublions pas qu’Apple n’avait jamais fabriqué un seul téléphone avant de commercialiser le premier iPhone !

Au lien d’attaquer de front les leaders du marché, et Christensen a démontré que cela ne fonctionne jamais, Apple a proposé un produit de rupture et imparfait (la 3G n’était pas disponible sur ce modèle).

Les réactions des grands acteurs historiques, prévisibles, ont été de ne pas prendre au sérieux ce nouveau « jouet », comme le montre la célèbre vidéo de Steve Ballmer, que j’avais présentée dans un billet récent.

Ce qui c’est passé ensuite est l’une des plus belles illustrations de la valeur du modèle de Christensen ; les nouveaux modèles d’iPhone, et les smartphones Android (Google aussi n’avait jamais commercialisé des téléphones mobiles classiques) ont marginalisé, en moins de 5 années, les anciens leaders.

 

L’iPhone 5, une innovation de continuité, en 2012

En 2012, la situation a totalement changé : les smartphones sont devenus des outils banalisés et sont maintenant sur la droite « innovations continues » du graphique de Christensen.

Christensen- smarphones 2012Les smartphones Android de 2012 et l’iPhone 5 viennent de passer au-dessus de la droite qui définit les attentes des utilisateurs « normaux ». Il faudra dorénavant dépenser beaucoup d’argent en marketing pour « convaincre » le marché que les nouveaux modèles sont indispensables.

Mobile OS marketshare 2009 - Q2:2012Les nouveaux leaders, l’écosystème Android et Apple avec les iPhone, ont éliminé les anciennes gloires de 2007, avec 80 % de part de marché au deuxième trimestre 2012.

Si l’on fait confiance au modèle de Christensen, ce que je fais, l’échec des nouveaux challengers, WP 8 fin 2012 et BlackBerry 10 au milieu de l’année 2013 est inévitable. Pourquoi ?

Lumia 920Les smartphones WP8 et BB 10 ne sont pas de mauvais produits, mais ce sont maintenant des « me-too », des outils peu différents de ceux des leaders Android et iPhone. Christensen a clairement montré que quand les produits leaders du marché sont déjà surdimensionnés par rapport à la demande il est quasiment impossible de les déloger. Dans le monde de l’informatique, Open Office contre Office et Linux contre Windows sur les postes de travail sont d’excellentes illustrations de ce phénomène.

Tant que les smarphones de demain ressembleront à ceux d’aujourd’hui, Android et iOS peuvent dormir tranquilles, comme l’a fait Windows sur les PC pendant plus de 20 ans.

Oui, mais… l’innovation s’accélère, en particulier dans le domaine des objets mobiles. Je pronostique qu’il ne faudra pas attendre 2016 pour voir apparaître de « nouveaux objets de rupture », que je propose d’appeler pour le moment des SMD « Smart Mobiles Devices ».

 

Quelles innovations de rupture, demain

Il faudra attendre la prochaine « génération de rupture » pour que l’innovation redémarre vraiment.

Va-t-elle apparaître ? Oui bien sûr !

Quand ? Avant 2016 !

Un fournisseur, probablement un nouvel entrant sur le marché, va, un jour, annoncer un SMD profondément différent des meilleurs smartphones du moment.

Christensen- L'après smarphonesCe nouvel objet sera certainement accueilli avec scepticisme par les leaders du marché.

Chacune, chacun d’entre nous peut avoir des idées sur ce qui fera que la prochaine génération de SMD sera profondément différente de celle des meilleurs smartphones actuels.

Je vous propose quelques pistes de réflexion :

  • Des batteries qui durent plusieurs jours, en usage intensif.
  • Un circuit radio intelligent et adaptatif, capable de se synchroniser sur toutes les fréquences, sur toutes les technologies de réseaux, CDMA, HSPA, LTE, Wi-Fi… pour créer un véritable SMD mondial.
  • Un affichage tête haute, qui ne demande plus d’écran, un peu comme le proposent aujourd’hui les « lunettes Google ». C’est l’une de mes pistes préférées !

Défilé mode Diane Von Furstemberg Google GlassPour la première fois, une partie des mannequins qui ont défilé pour la nouvelle collection de Diane Von Furstenberg à New York portaient les « Google Glass », assorties bien sur à la couleur de leurs vêtements !

Je vous laisse aussi regarder cette vidéo, qui vous permet, en première mondiale, d’assister à ce défilé comme si vous étiez l’une d’entre elles.

  • Entièrement piloté à la voix, multilingue, pour ne plus avoir besoin de clavier, d’écran tactile ou de crayon, pour rentrer des données ou pour gérer le SMD.
  • Construit avec des composants modulaires : des petits boitiers qui contiennent tous les processeurs, les mémoires, la batterie et la partie radio, que l’on peut mettre n’importe où, dans sa poche, à sa ceinture, dans son sac… et qui communiquent sans fil avec tous les périphériques d’affichage ou de saisie.

— A vous d’imaginer d’autres pistes de recherche…

 

En résumé :

L’iPhone 5 est un très bon smartphone « traditionnel », comme le sont maintenant tous les smartphones sérieux du marché. Nous sommes rentrés dans une période d’améliorations continues, mais incrémentales.

Waiting-for-iphone-4sIl y aura toujours des fans d’Android ou d’iPhone pour être persuadés que leur smartphone est bien meilleur que la concurrence, comme il y a des fans de BMW ou d’Audi.

Pendant les 2 ou 3 années qui viennent, je pense, et j’espère que les choix se feront plus sur des critères objectifs, tels que les prix de vente ou les coûts totaux de possession.

Et puis, un jour, en 2015 ou en 2016 (avant, ce serait génial), j’aurai le plaisir d’écrire un billet sur l’arrivée des premiers SMD proposant des innovations de rupture, comme je l’avais fait il y a quelques mois sur l’interface 3D LeapMotion.

Une pub Apple de 1983 pour le premier Mac dévoilée sur le Web

14 août 2012 Publié par Laissez vos commentaires

VIDEO – Le spot n’a jamais été diffusé à la télévision, car Apple avait jugé à l’époque qu’il montrait un peu trop d’autosatisfaction de la part de la firme à la pomme…

Andy Hertzfeld, le co-créateur du Macintosh d’Apple dans les années 1980, a publié un petit trésor sur le Web. Une publicité Apple réalisée il y a près de 30 ans, jamais diffusée nulle part auparavant et visionnée par très peu de monde depuis 1983. Dans ce spot publicitaire très rare créé pour le premier Macintosh par l’agence Chiat-Day, plusieurs ingénieurs de la firme à la pomme parlent de l’appareil. La publicité n’est finalement jamais diffusée à la télévision, car «Apple avait estimé qu’elle montrait trop d’autosatisfaction», selon Andy Hertzfeld. Seuls quelques revendeurs à l’époque ont pu visionner la vidéo.

Tour à tour, les ingénieurs d’Apple qui travaillaient sur ce premier Macintosh, décrivent et vantent les mérites de l’ordinateur et de la firme:

Burrell Smith, qui s’occupait de la partie hardware: «Nous avons conçu le Macintosh parce que nous souhaitions avoir nous-mêmes cet appareil, mais nous ne pouvions pas en acheter un. Apple l’a transformé en un produit pour que tout le monde puisse l’avoir partout.»

Andy Hertzfeld, qui s’occupait de la partie logiciel: «Nous avons fait en sorte de conserver tout ce qui faisait que Lisa [un des premiers ordinateurs d’Apple] était génial et de le proposer à un prix abordable pour des particuliers plutôt que pour des entreprises.»

George Crow, qui s’occupait de la partie design: «Le Mac devait être facile à assembler et être très solide car nous ne voulions pas que nos clients se soucient de pannes éventuelles. Et il a fallu le faire pour un coût représentant environ le quart de celui des appareils que je concevais avant.»

Bill Atkison: «Faire une démonstration du Macintosh est la seule manière d’y arriver. On ne peut pas vraiment le décrire, il faut le montrer. Je peux vous amener à vous avoir devant et à jouer avec, vous ne pourrez plus vous en passer.»

Le mot de la fin revient à Andy Hertzfeld: «Nous essayons simplement de faire quelque chose d’incroyable et je pense que nous l’avons fait.»

Steve Jobs ou pas, Apple ne chôme pas: retour sur la conférence

14 juin 2012 Publié par Laissez vos commentaires
Steve Jobs ou pas, Apple ne chôme pas: retour sur la conférence

Apple toujours sur le devant de la scène. La première conférence des développeurs de l’après Steve Jobs a donné le coup d’envoi de la WWDC (WorldWide Developers Conference) ce lundi 12 Juin 2012 à San Francisco.

La WWDC est un salon annuel donné par Apple en Californie et dont la cible première est l’ensemble des développeurs sur Mac et iOS. C’est un évènement majeur pour la communauté Apple puisqu’il permet aux développeurs, et utilisateurs de se rencontrer mais aussi et surtout de découvrir les nouveaux produits lors du discours d’ouverture et ce souvent de manière spectaculaire et donc très attendu.

Tout le monde attend toujours avec impatience LA nouveauté de chez Apple qui, on le sait d’avance, fera fureur dans les mois qui suivront sa présentation publique. Nous sommes pourtant loin de l’arrivée d’un produit révolutionnaire comme avait pu l’être l’Iphone ou encore l’Ipad la toute première fois mais autant dire qu’en termes d’innovation, Steve Jobs ou pas, Apple ne chôme pas. Alors, qu’auront les Apple Addicts à se mettre sous la dent? Au programme de nouveaux MacBook Pro – l’ordinateur portable haut de gamme d’Apple – et des améliorations des logiciels des Mac, de l’iPhone et de l’iPad.

Ce qui va changer ou s’améliorer en 5 points

  • Mise à jour Siri: le logiciel de reconnaissance vocal sera mis à jour et amélioré afin d’inclure les infos sportives, les listings de restaurants ou encore de cinémas. Il proposera aussi plus de langues disponibles dans certains pays (le français, l’allemand et l’italien en Suisse, le cantonnais à Honk Kong, le mandarin à Taiwan, etc…)
  • L’intégration de Facebook: en profondeur dans l’iPhone afin de pouvoir facilement partager des informations sur une localisation… Mais aussi un App Store plus aisément partageable avec ses amis Facebook que l’actuel store et ses 650 000 apps dans lequel on pouvait rapidement se prendre pour Alice aux pays des Merveilles dans son labyrinthe!
  • L’amélioration du téléphone: équipé d’iOS6, le téléphone proposera deux options lors de la réception d’un appel impossible à prendre: la première sera d’envoyer un message pré-enregistré au correspondant. La seconde sera d’ignorer l’appel et de bénéficier d’un rappel en fonction du temps ou de l’endroit où l’on se trouve (en quittant le bureau, rappel). L’iPhone proposera également un mode ‘ne pas déranger’ qui empêchera le téléphone de sonner, ou de s’allumer ou encore la possibilité d’autoriser uniquement certains numéros et d’autres pas.
  • L’expansion de FaceTime: actuellement disponible uniquement via le wifi, iOS6 permettra d’ajouter Facetime au réseau du téléphone avec également la possibilité d’unifier son numéro de téléphone et son ID Apple afin d’être en mesure de recevoir sur son Mac ou Ipad  les appels Face Time reçus sur l’iphone. (on ne garanti cependant pas la qualité de l’image sur le réseau 3G!)
  • Un service Map maison: c‘était attendu: Apple rompt son partenariat avec Google pour proposer un système de cartographie maison. Cela permet à l’iPhone de bénéficier enfin d’un système de navigation tour par tour gratuit et de cartes en 3D. En revanche, le système ne supporte pas les itinéraires pour les transports en commun. Pour cela, il faudra passer par des apps. Dommage!

Pour ce qui est du reste…On pourra enfin attacher un document à un email depuis l’app mail; Passbook permettra de centraliser ses billets virtuels (avion, concert, bon d’achat etc.); une mise à jour de Photo Stream Sharing permettra de choisir ses amis avec qui partager ses photos, ces derniers recevront une notification et pourront donc visualiser les photos en utilisant leur Iphone 4 équipé d’iOS6 ou plus tard leur Ipad 2…

Qu’en est-il du positionnement stratégique d’Apple?

1.Cap sur la Chine!

Une place de choix pour ce pays durant la conférence Apple et pour cause: 12,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur les six premiers mois de l’exercice fiscal de l’entreprise, presque autant que sur l’ensemble de l’exercice précédent.«Il est extraordinaire que nous nous en sortions aussi bien», a confié Tim Cook, PDG d’Apple. Pour rendre l’iPhone encore plus attrayant, le navigateur Internet Safari intègrera le moteur de recherche Baidu, qui supplante Google dans le pays, ainsi que des options de partage vers des sites de vidéos locaux, ou l’ajout de langue asiatique sur Siri. «Préparez vos applis pour la Chine», a lancé Craig Federighi, responsable du développement logiciel d’Apple.

2.Rétina en attendant la télé?

Apple a inauguré le concept de «Retina display» en commençant par son plus petit écran, l’iPhone. L’idée est de ne plus pouvoir distinguer les pixels à l’œil nu et de rendre les couleurs plus intenses. Apple l’a décliné au début de l’année avec un écran sept fois plus grand, sur le nouvel iPad. Lundi, le «Retina» est arrivé sur les Mac, dans l’écran de 15,4 pouces du nouveau MacBook Pro. Suivant cette tendance, des analystes s’attendent déjà à voir arriver un téléviseur Apple reprenant ces caractéristiques dans les prochains mois. Apple bientôt sur tous les fronts?

3.Des portables,surtout des portables

Depuis plus d’un an, les dirigeants d’Apple martèlent que le Mac n’est pas un secteur à l’abandon, même si l’iPad et l’iPhone génèrent désormais six fois plus de chiffre d’affaires. Il est vrai que si l’on pense ‘ordinateurs de bureaux’ on a du mal à se souvenir de la dernière grande avancée que ceux-ci ont connus. L’iMac, le Mac mini et le Mac Pro n’évoluent presque plus et semblent être de plus en plus délaissés. Cependant, selon un dirigeant d’Apple, cité par un journaliste du New York Times, il ne s’agirait que d’un mouvement ‘temporaire’. De nouveaux modèles, et un nouveau design, seraient prévus pour le début de l’année prochaine. Info ou intox?

4.Google & Apple: les ennemis de mes ennemis deviendront mes amis

l’iPad et l’iPhone génèrent désormais six fois plus de chiffre d’affaires

Pas de doute, Apple assume le fait de ne plus vraiment vouloir être associé à Google. La marque a en effet multiplié les partenariats pour isoler Google et mieux se rapprocher de Facebook, avec lequel elle était en froid, dans le but intégrer le réseau social à l’iPhone et à l’iPad, comme ça avait déjà été fait pour Twitter, laissant au passage Google+ sur la touche. Mais Apple ne s’arrête pas là, avec le lancement de son propre système de navigation totalement expurgé des services de Google Maps, au profit d’une solution maison, conçue en partenariat avec le Néerlandais TomTom. On va finir par croire que les ennemis de Google deviennent tous peu à peu les amis d’Apple. Choix stratégique ou ‘émotionnel’?

5.Puissance et rigidité

On l’a vu, les améliorations, les mises à jour ne sont plus aussi grandioses et significatives qu’elles ne l’ont été il fût un temps ! Le groupe fonctionne désormais  plus que jamais par petites retouches. Dernier exemple en date, le MacBook Pro de nouvelle génération, particulièrement cher (à partir de 2279 euros), sera vendu au côté de deux modèles de génération précédente, plus abordables. La stratégie employée par Apple lui permet de limiter les risques tout en profitant d’importantes économies d’échelle. C’est un peu la marque de fabrique de Tim Cook, PDG d’Apple finalement.

Beaucoup d’informations données lors de cette Conférence mais au final rien de révolutionnaire ou auquel on ne s’attendait pas. Aucun doute sur le fait que les fans apprécieront même le plus infime des changements d’un de ces bijoux technologiques . C’est certainement pour cela qu’ils ne perdent pas de leur éclat…

Découvrez l’introduction tant attendue de Tim Cook lors de WWDC:

source : webmarketing & com