Quand la télé publique grecque cesse d’émettre …

12 juin 2013 Publié par Laissez vos commentaires

La fermeture du groupe audiovisuel public grec ERT provoque de nombreuses réactions des instances audiovisuelles européennes.

« No signal » : en décidant d’interrompre mardi 11 juin vers 23 heures les émissions de sa radiotélévision publique, le gouvernement grec a provoqué une onde de choc en Europe. L’Union européenne de radio-télévision (UER), a appelé dans une lettre au Premier ministre conservateur Samaras, à « user de tous ses pouvoirs pour annuler immédiatement cette décision ».

L’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) a aussi critiqué mercredi 12 juin la décision des autorités grecques : « L’audiovisuel public joue un rôle indispensable dans la démocratie d’un pays. C’est la seule source d’information qui a légalement l’obligation de fournir aux citoyens des nouvelles objectives et des informations non biaisées« , a dénoncé la représentante pour la liberté des médias de l’OSCE, la Bosnienne Dunja Mijatovic.

Réunies pour un conseil d’administration de TV5 Monde, les télés publiques francophones (Belgique, Canada, France, Québec et Suisse) « apportent leur soutien plein et entier au service public audiovisuel grec dont l’arrêt brutal et imprévisible choque profondément l’ensemble de ses membres« .

La Conférence permanente de l’audiovisuel méditerranéen (COPEAM), qui regroupe 130 entreprises audiovisuelles issues de 26 pays, a exprimé pour sa part « sa très vive inquiétude et sa totale solidarité avec la télévision publique grecque« .

« A l’annonce d’une décision aussi soudaine et brutale, on ne peut ressentir que sidération et consternation« , a pour sa part déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans Frontières, dans un communiqué qualifiant cette décision d' »aberrante« .

Mobilisation politique et syndicale

En Grèce, Evangélos Vénizélos, chef des socialistes grecs du Pasok et pilier de coalition gouvernementale, parle d' »une ambiance de crise politique et institutionnelle« .  De leur côté, les syndicats du privé et du public ont appelé à une grève générale jeudi 13 juin et à des rassemblements devant le siège de la société dans la banlieue nord d’Athènes, où affluent depuis mardi des milliers de personnes pour protester contre la fermeture de l’organisme.

Selon les syndicats, en fermant ERT, le gouvernement remplit brutalement l’objectif assigné par les créanciers de la Grèce de supprimer 2.000 emplois publics d’ici à la fin juin. Il s’agirait ensuite de réembaucher nombre de salariés sous une autre convention collective.

Un groupe plurimédia d’Etat

Société anonyme de droit public depuis 1976, le groupe public grec de radiotélévision ERT compte cinq chaînes de télévision, sept stations de radio nationales, 19 régionales, une fréquence internationale, trois orchestres et une chorale. Avec 35 centres d’émission, la société touche les coins les plus reculés des îles de la mer Egée, et emploie plus de 2650 personnes, dont 680 journalistes et 200 musiciens ou chanteurs. ERT s’adresse aussi aux sept millions de Grecs de la diaspora éparpillés dans le monde.

Souvent critiquée pour sa lourdeur étatique, et le contrôle exercé par l’Etat, l’ERT a accueilli sans ciller une multitude de salariés directement nommés par les gouvernements de droite ou socialistes successifs, prêtant le flanc aux accusations de clientélisme.

Tout s’est arrêté en 2010, au moment de l’explosion de la crise de la dette qui a contraint la Grèce à adopter une politique de stricte austérité, dictée par ses créanciers, Union européenne et FMI, en échange de prêts pour lui éviter la faillite. Outre des coupes salariales draconiennes, évaluées à 45% par les syndicats dans le cas d’ERT, la Grèce s’était engagée à restructurer et à fusionner un certain nombre d’organismes publics, dont l’ERT.  Un plan proposé en 2011 par le gouvernement socialiste à l’époque visant à réduire le nombre des radios et des télévisions n’a pas abouti après la vive réaction du principal syndicat, Pospert.

Bénéficiant d’une appréciation positive sur la qualité de ses productions audiovisuelles dans le monde de la culture, l’ERT affiche de faibles taux d’audience pour ses chaînes de télévision, qui restent en dessous des 10% de parts d’audience. Selon Le Figaro, l’audiovisuel public représente grâce à la redevance quelque 300 millions d’euros de recettes par an, soit le double de l’intégralité des revenus des chaînes privés. L’audience ne serait que 5% pour Net et de 2,5% pour ERT.

Source : Stratégie

Une décision fait planer le doute sur le modèle Airbnb

23 mai 2013 Publié par Laissez vos commentaires

Une décision fait planer le doute sur le modèle Airbnb

Un tribunal a condamné mardi un particulier qui louait son appartement sur la plate-forme de location Airbnb. 2.400 dollars d’amende pour avoir violé la réglementation hôtelière.

Un tribunal a condamné un particulier qui louait son appartement sur Airbnb. - DR

Un tribunal a condamné un particulier qui louait son appartement sur Airbnb. – DR

Le modèle Airbnb remis en cause ? Un tribunal de New York a condamné mardi Nigel Warren, un particulier qui louait son appartement sur la plate-forme de location, à 2.400 dollars d’amende pour avoir violé la réglementation hôtelière. Selon ce texte de 2011, le particulier ne pouvait tirer des revenus d’une location de moins de 29 jours, à moins de se déclarer hôtelier et donc de payer les taxes correspondantes.

La ville de New York l’avait assigné devant le tribunal et lui réclamait 7.000 dollars. Pour la première fois dans ce type de conflits, Airbnb avait lui-même envoyé un avocat au tribunal pour défendre son utilisateur. Nigel Warren a désormais trente jours pour faire appel de la décision.

Selon les villes, la réglementation est plus ou moins précise sur ce point. Plusieurs municipalités se sont ainsi inquiétées de voir les particuliers louer leur appartement à des touristes, soit pour des questions de disponibilité des logements, soit pour des raisons de ­concurrence, soit enfin pour des raisons de sécurité. Le secteur hôtelier pratique aussi un fort lobbying pour empêcher ces plates-formes de prospérer.

Airbnb, de son côté, a également fait pression, en particulier aux Etats-Unis, pour assouplir les règles. Le feuilleton est en tout cas loin d’être terminé. Les juristes estiment en effet que la plupart des locations effectuées sur Airbnb pourraient entrer dans le cadre des exceptions à cette réglementation new-yorkaise de 2011. L’une de ces exceptions concerne notamment les espaces partagés.

New York, une ville laboratoire

Les cas de plainte sont néanmoins rares. Dans cette affaire, un inspecteur de la ville se trouvait dans l’immeuble pour d’autres raisons quand il a eu affaire à la touriste qui avait loué l’appartement. Pour Airbnb, l’enjeu est en tout cas de taille. New York représente la première ville en termes de volume d’affaires pour la société californienne, devant Paris et San Francisco.

Juridiquement, Airbnb souhaitait aussi faire de New York une ville laboratoire, au moment où d’autres municipalités se penchent sur le problème. A Amsterdam, par exemple, plus de 200 propriétés ont été inspectées en début d’année pour vérifier qu’elles respectaient les conditions élémentaires de sécurité. D’autres villes étudient néanmoins la possibilité d’adapter la réglementation à ce phénomène. Ce serait notamment le cas de la Ville de Paris.

Plus de 4 millions de personnes à travers le monde ont déjà réservé une nuit sur Airbnb et plus de 300.000 annonces y sont disponibles, dont 27.000 en France. Fondée en 2008, la société réaliserait aujourd’hui, selon les analystes, un milliard de dollars de chiffre d’af­faires et serait valorisée 2,5 milliards de dollars.

La CNIL se saisit de la polémique de l’IP Tracking

23 mai 2013 Publié par Laissez vos commentaires
L’Eurodéputée Françoise Castex, qui avait alerté en janvier dernier la pratique de l’IP Tracking, notamment par les acteurs du transport, a obtenu l’ouverture d’une enquête de la CNIL.

CNIL logo

La Commission nationale de l’informatique et des libertés a décidé de se saisir de la polémique suscitée par l’IP Tracking. Parfois appelé « pistage d’IP », il consiste pour les services de réservations en ligne à enregistrer les adresses IP des internautes pour faire varier à leur avantage les prix et susciter l’acte d’achat.

Les internautes prennent par exemple souvent leur temps avant d’acheter lorsqu’ils réservent un voyage, souhaitant logiquement comparer les différents services avant de se décider. L’IP Tracking permet aux entreprises qui la pratiquent de faire basculer cette attente à leur avantage.

Lorsque l’internaute revient sur une offre déjà visitée, le prix est alors quelque peu relevé, afin que le client potentiel pense que le nombre de places disponibles tendrait à diminuer. Ce qui le pousserait à finaliser la transaction. D’autres outils permettent potentiellement aux services de transport de faire fluctuer les prix à leur avantage, comme les cookies publicitaires, que certains navigateurs comme Firefox ou Internet Explorer envisageraient de bloquer nativement.

La pratique avait été mise en lumière dans un article du Monde du 24 janvier dernier. Cinq jours plus tard, Françoise Castex demandait à la Commission européenne l’ouverture d’une enquête afin que l’institution communautaire évalue la compatibilité de la pratique avec le Droit de l’Union Européenne.

La CNIL travaille « en collaboration avec la DGCCRF »

La Commission avait répondu en mars dernier, par la voix de Viviane Reding, sa vice-présidente. Les adresses IP pouvant être assimilées à des données personnelles, elle avait relevé la compétence des autorités nationales, la CNIL en l’occurence, pour se pencher sur la question.

Dans un post publié ce mardi sur son blog, Françoise Castex annonce avoir reçu une réponse d’Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL, affirmant que l’autorité avait décidé de lancer une enquête sur le sujet.

« Ne disposant pas à ce jour d’éléments (…) la Commission a décidé de mener une étude afin de déterminer si les dispositions relatives à la loi « Informatique et Libertés » sont respectées », est-il précisé. Selon la CNIL, « l’IP Tracking doit également être appréhendé sur le fondement des pratiques commerciales déloyales ». Elle affirme ainsi « travailler en collaboration étroite avec la DGCCRF afin de déterminer (…) de l’opportunité de réaliser des actions conjointes auprès des principaux opérateurs concernés ».

Il est vrai que cette pratique demeure particulièrement difficile à prouver. Une hausse des prix, dans un système à temps réel, peut en effet tout à fait se justifier par le simple jeu de l’offre et de la demande.

De son côté, la députée socialiste affirme que « si ces procédés sont avérés, ils constitueraient une violation manifeste de la directive 95/46/CE sur la protection des données personnelles et une atteinte extrêmement grave aux droits des consommateurs ».

Source : Clubic

Yahoo : Flickr offre un téraoctet de stockage en ligne

21 mai 2013 Publié par 2 Comentaires

Quand Yahoo décide de revoir Flickr, la concurrence peut trembler. Le site de partage de photos mise désormais sur le stockage offert pour revenir dans la course, face à Instagram et consorts – et le moteur de recherche n’est pas chiche, puisque c’est un téraoctet d’espace en ligne qu’il propose gratuitement.

Google ChromeScreenSnapz001

Un téraoctet représente plus de 500.000 clichés claqués avec une résolution de 6.5 mégapixels. Autant dire que les photographes amateurs et professionnels disposent là, et gratuitement, d’un service tout à fait adapté pour partager leurs meilleurs clichés. Le partage est d’ailleurs mis en avant, en particulier vers Tumblr – quoi de plus logique après le rachat du site de blogging.

Flickr profite de l’occasion pour revoir son interface web. Celle-ci est désormais beaucoup plus visuelle qu’auparavant, avec une grille de photos et des images grand format sur fond noir. Quant aux applications mobiles, elles offrent désormais plus de fonctions, en particulier le partage privé avec certains contacts seulement, une interface qui met là aussi l’accent sur les images plein écran, des filtres… L’app Flickr est gratuite, sur l’AppStore iOS et Google Play.

Source : JdG

Une nouvelle taxe sur le matériel hi-tech pour financer la culture ?

13 mai 2013 Publié par Laissez vos commentaires

Pierre Lescure va aujourd’hui remettre son fameux rapport « l’acte 2 de l’exception culturelle française » avec 75 propositions concernant l’adaptation des politiques culturelles à l’ère numérique.

Selon le Figaro, on devrait notamment retrouver dans ce rapport, une proposition assez sérieuse concernant une nouvelle taxe sur le matériel hi-tech (smartphones, tablettes, ordinateurs…) afin de financer la culture !

L’idée part du constat que les consommateurs rechignent à dépenser 9 euros pour un album de musique sur une plate-forme numérique, mais n’hésitent pas à consacrer près de 400 euros pour une tablette ou de 700 euros pour un smartphone – des prix suffisamment élevés pour qu’une taxe ne freine pas les ardeurs des acheteurs.

Cette taxe permettrait normalement de remplacer et de moderniser la taxe pour copie privée tant décriée jusque-là par les fabricants et bousculée par la Commission européenne. De plus, celle-ci servirait aussi à simplifier la chronologie des médias, en rendant par exemple un film disponible plus rapidement sur toutes les plates-formes numériques en téléchargement légal.

Enfin, l’Hadopi disparaîtrait, mais sa mission serait confiée au CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) qui pourrait alors automatiser l’envoi d’amendes à 140 euros évoqué en janvier dernier.

Crédit Ministère de la Culture

Crédit Ministère de la Culture

Source : JDG

Le shopping en magasin plébiscité

13 mai 2013 Publié par Laissez vos commentaires
D’après un sondage Ipsos, 72% des Français déclarent préférer faire leur shopping en magasin plutôt que sur Internet. Malgré l’essor de l’e-commerce, 95% des sondés déclarent acheter souvent ou systématiquement dans le point de vente, surtout pour l’alimentation (89%) et les vêtements (60%). Même les produits culturels, qui figurent pourtant en tête des produits achetés en ligne (28%), restent majoritairement acquis en magasins (40%). Premier atout des boutiques pour les sondés: le côté vivant et la dimension humaine, cités par respectivement 92% et 91% des personnes interrogées, juste devant la qualité de l’accueil (88%). L’autre atout du magasin est la possibilité de pouvoir toucher et essayer les produits avant d’acheter (78%). Enfin, les lieux de vente permettent de se laisser davantage surprendre (71%) et de découvrir les dernières innovations, favorisant les achats plaisir et d’impulsion, qui sont deux fois plus nombreux dans les magasins que sur Internet.

Source : Stratégies