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Google annonce Hummingbird, pour ses 15 ans

28 septembre 2013 Publié par Laissez vos commentaires

L’entreprise a fêté hier ses débuts voici 15 ans dans un petit local de Menlo Park, siège de ses premiers exploits, dans la banlieue de San Francisco. Elle en profite pour dévoiler une importante mise à jour de ses algorithmes de recherche baptisée Hummingbird.

Hummingbird est une mise à jour majeure de l’algorithme central des outils de recherche de Google. A priori, il s’agit de la mise à jour la plus importante depuis trois ans lorsque l’entreprise avait dévoilé Caffeine. Une telle mise à jour est transparente pour les utilisateurs sauf dans le cas de recherches complexes ou celles qui sont effectuées en mode vocal depuis un smartphone, en particulier. De manière générale, le nouvel algorithme se concentre davantage sur le classement des sites au sein de Knowledge Graph, l’encyclopédie de 570 millions d’entrées, laquelle constitue le cœur nucléaire du moteur de recherche. En particulier, Hummingbird doit permettre « une conversation plus naturelle entre l’internaute et le moteur de recherche » selon les propos d’Amit Singhal, Vice président Recherche au sein de l’entreprise californienne.

Différents types de réponses dès la première page de résultats

Mais l’amélioration du Knowledge Graph consiste également en une refonte des interdépendances entre les entrées. En effet, une recherche sur un simple mot clé pourra désormais proposer différents types de réponses sans qu’il soit nécessaire d’être plus précis. Tamar Yehoshua, qui travaille dans l’équipe de M. Singhal, en a fait la démonstration en utilisant la Tour Eiffel. Donnant uniquement le mot « Tour Eiffel » dans sa requête, le moteur renvoya différentes réponses à propos de sa localisation, sa taille, son processus de construction. En procédant de la sorte, le moteur peut alors renvoyer l’information demandée dès le clic suivant ou au contraire laisser l’internaute « surfer » autour de thèmes connexes à sa recherche initiale. L’entreprise a précisé que ces nouvelles interfaces concerneraient dès aujourd’hui des personnalités célèbres, des listes musicales …

Amit Singhal a précisé qu’à la différence de Caffeine dont l’objectif était de mieux indexer puis classer les sites, Hummingbird a pour principal objectif de répondre aux requêtes complexes. Les smartphones sont clairement les premiers destinataires de cette évolution. Un exemple est fourni par Google à cette adresse qui illustre la volonté de faire converger les résultats de plus en plus précisément, sans effort.

 

Minutieusement, le Knowledge Graph tisse sa toile à la manière d’une araignée à partir de la première occurrence. « Impressionniste » va présenter les résultats correspondant des peintres de cette école mais également proposer d’autres occurrences sur les artistes abstraits. Et cet exemple est loin d’être le seul.

Rapidement, Hummingbird devrait être couplé à Google Now. Et l’association des deux pourrait être une nouvelle « killing feature ». A terme, ce nouvel algorithme est susceptible de bousculer toute la logique de référencement d’Internet. Modifier les interdépendances entre les informations pourra amener les fabricants de contenu à revoir leurs propres organisations des informations. Amit Sighall explique : « Hummingbird est la réponse pour faire correspondre le sens des requêtes avec celui des documents sur Internet ». Voilà du travail en perspective pour les concepteurs de sites. Inévitablement, certains seront mieux référencés que d’autres avec cette nouvelle logique. Et il faudra donc comprendre ce colibri (Hummingbird) pour bien l’apprivoiser.

Google Calico : innover pour l’espérance de vie en bonne santé

22 septembre 2013 Publié par Laissez vos commentaires

Larry Page a convaincu Arthur Levinson, Chairman de Genentech et d’Apple, de piloter une filiale dédiée de Google. Objectif à long terme : améliorer la vieillesse et prolonger la vie de tous les humains.

Le Business Plan tient sur un Post-it. Juste une idée qui fera sans doute l’unanimité : améliorer pour tous les humains la durée de vie en bonne santé. Mais l’initiative est à prendre au sérieux car elle vient de Larry Page, co-fondateur et CEO de Google, et lui-même affecté par une grave déficience au niveau des cordes vocales (son associé Sergei Brin redoute quant à lui de connaître tôt ou tard la maladie de Parkinson dont souffre sa mère).

Ce qu’il a en tête n’est pas qu’un projet philantropique de l’espèce de ceux que mène Bill Gates. Il s’agit de la création annoncée hier d’une nouvelle entreprise à but lucratif baptisée Calico. Larry Page aurait pu se contenter de financer un projet santé humaine dans les labos Google X à côté des équipes intervenant sur Google Glass ou sur la voiture sans conducteur. Il a préféré une structure dédiée dont les activités pourront radicalement diverger de celles de Google. « La maladie et la vieillesse touchent toutes nos familles, constate Larry Page. Avec une vision à long terme, une réflexion innovante sur la santé et les biotechnologies peut, je pense, améliorer la vie de millions de personnes. »

Moonshot thinking

Le secteur de la santé avait déjà été abordé par le numéro un de la recherche avec Google Health, un service modeste de sauvegarde des données personnelles de santé, abandonné en 2011. Pour conduire ce nouveau moonshot thinking d’une toute autre envergure, Larry Page est parvenu à convaincre Arthur Levinson d’accepter le poste de CEO. Art Levinson (63 ans) paraît avoir le bon pedigree. Il est à la fois actuellement le Chairman de Genentech, un géant de la biotech (où il a effectué la plus grande partie de sa carrière), et le Chairman d’Apple (où il a repris le siège de Steve Jobs en 2011). Et il va conserver jusqu’à nouvel ordre ces deux postes. Par la voix de Tim Cook, Apple a d’ailleurs salué l’initiative, le CEO de la marque à la pomme se disant « enthousiasmé d’avance d’en voir les résultats ».

Pour le moment on n’en saura pas plus sur Calico : montant de l’investissement, effectif, organisation. Serait-ce l’amorce d’une nouvelle ère de coopération entre Google et Apple ? Ces derniers temps leurs relations étaient plutôt tendues sur des points précis : bataille autour des applications « Maps », intégration ou non de YouTube sur les terminaux iOS,… Les deux géants de la high tech ont trouvé un nouveau terrain de jeu : l’espérance de vie.

 

 

Les Etats-Unis ont-ils demandé une backdoor dans Linux ?

22 septembre 2013 Publié par Laissez vos commentaires
Lors de la conférence LinuxCon qui se déroulait récemment aux Etats-Unis, il a été demandé au créateur de Linux, Linus Torvalds, si une agence de l’Etat américain lui avait déjà demandé d’insérer une backdoor dans Linux. Ce dernier a répondu non, en faisant oui de la tête. Ironie ? 

Prism, KeyScore, Fairview, Evilolive, Tempora, Bullrun, NSA, GCHO (Government Communications Headquarters)… La liste des organes et outils de sécurité ou d’espionnage s’est considérablement allongée ces derniers mois. De quoi rendre légèrement parano… ou pas ! 

C’est dans cet environnement que se tenait récemment la conférence LinuxCon aux Etats-Unis. Entre autres participants, le créateur de Linux, Linus Torvalds, était bien entendu invité à distiller ses conseils et donner son avis sur plusieurs sujets. Jusqu’à ce que le présentateur pose cette question aux quatre participants sur la scène à ce moment-là : « L’un d’entre vous a-t-il déjà été approché par une agence d’Etat américaine à propos d’une backdoor ? ». Silence gêné de l’assistance, mais Linus Torvalds sourit et dit « non » en faisant « oui » de la tête. 

Le passage en question vers 24 minutes et 15 secondes.

Rires dans la salle… suivi d’un « non », partagé par les autres personnes présentes sur scène. L’un d’entre eux ajoute en rigolant « Rien que je puisse dévoiler ». C’est donc cette réponse assez énigmatique qui fait couler beaucoup d’encre. Plus tard, M. Torvalds a totalement nié. Mais il était trop tard pour empêcher que toutes les interprétations ne voient le jour.

Certains y ont tout de suite vu une simple plaisanterie, de bon ou de mauvais goût, à vous de juger. Mais d’autres ont vu tout l’inverse, ce qui paraît assez légitime. Etant données les révélations de ces dernières semaines concernant la NSA et son réseau d’espionnage, il ne serait pas vraiment étonnant qu’on apprenne la véracité d’une telle information. Une agence capable de surveiller jusqu’à 75% du trafic Web américain est capable de tout. D’autant plus que les demandes adressées aux géants du numérique ont été largement diffusées dans la presse… 

Hôtellerie française 1 – 0 Booking.com

18 septembre 2013 Publié par Laissez vos commentaires
Suite à un feuilleton judiciaire qui dure depuis plus d’un an, les professionnels de l’hôtellerie française ont finalement obtenu gain de cause contre les OTA (Online Travel Agency), les agences de voyage en ligne, Booking.com en tête de file. 

Cela fait bientôt deux ans que l’UMIH (Union des Métiers des Industries de l’Hôtellerie) se bat pour « faire des OTA de vrais partenaires commerciaux et non des fossoyeurs de l’hôtellerie ». Sur son site, l’union rappelle les différentes étapes :

  • Juin 2012 : une saisine est déposée par la CEPC (Commission d’Examen des Pratiques Commerciales) pour dénoncer des clauses abusives dans le contrat d’adhésion imposé aux hôteliers,
  • Juillet 2013 : saisine par l’UMIH de l’Autorité de la Concurrence pour rétablir le libre jeu de la concurrence,
  • Septembre 2013 : Razzy Hammadi, qui préside la CEPC, souhaite faire « interdire la parité tarifaire » afin d’éviter qu’un « site de référencement » ne contrôle « les prix d’un établissement qui ne lui appartient pas ». 

Des taux toujours plus hauts

Pour un hôtelier dont la réservation passe par un site de réservation en ligne (dont Booking.com et Hotels.com sont les leaders), la commission peut varier de 17 à 30% du prix de la location TTC ; des taux qui étaient bien plus bas il y a quelques années et qui sont en constante augmentation. C’est pourquoi lundi, la CEPC a estimé que les clauses de parité tarifaires étaient « frappées de nullité ». 

Le Synhorcat (Syndicat National des Hôteliers Restaurateurs, Cafetiers et Traiteurs) estime qu’un « grand pas est franchi ». En effet ce n’est qu’une première étape puisque la décision de la CEPC, même si elle apporte « la lumière du droit sur les pratiques en cause », n’est que purement consultative. L’Autorité de la Concurrence devra prendre le relais et rendra sa décision d’ici quelques mois. Le même syndicat se félicite toutefois de la décision qui avait joué un rôle important en 2011 devant le Tribunal de Commerce de Paris où Expedia, Hotels.com et Tripadvisor avaient été condamnés pour pratiques commerciales trompeuses. 

Plusieurs amendements à venir

Razzy Hammadi qui est également rapporteur socialiste à l’Assemblée nationale sur le projet de loi relatif à la consommation, « envisage de déposer en deuxième lecture des amendements allant dans notre sens », écrit l’UMIH. « L’objectif n’est pas de remettre en cause l’utilité des sites type hotels.com ou booking.com, ni leur efficacité, mais de remettre de la régulation », a expliqué ce dernier sur France Info. Suite au prochain épisode. 

Annexe : les avis des consommateurs

Autre sujet, annexe mais très important pour les hôteliers : les avis en ligne de consommateurs. Ils sont devenus un critère très important pour s’attirer les bonnes grâces des consommateurs sur la toile. C’est pourquoi de nombreux cas de fraudes ont déjà été relevés. 

Rappelons qu’en juillet dernier, l’AFNOR a publié une norme (NF Z74-501) pour lutter contre ces faux avis. 

Fasterize : solution « facile » d’accélération des sites Web

17 septembre 2013 Publié par Laissez vos commentaires
Le français Fasterize lance ce mardi son service d’accélération Web. Rien à voir avec un service CDN : il propose en fait d’optimiser les pages HTML de votre site à la volée suivant les demandes des visiteurs en appliquant des règles plus ou moins simples. Résultat : temps de chargement réduit de 30 à 50%. 

« Notre technologie permet de réduire instantanément d’entre 30 et 50% le temps de chargement de vos pages HTML ». Voici l’attaque directe de l’entreprise Fasterize, dont le service d’accélération web est lancé aujourd’hui, après une période bêta à laquelle ont participé une centaine de sites. Nouveau venu et visiblement seul acteur sur ce créneau en France, Fasterize ne s’oppose pas aux services CDN (Content Delivery Network) qui sont des aiguilleurs du net, cherchant à vous faire prendre le chemin le plus rapide d’un point A à un point B. Au contraire : Fasterize s’appuie sur son outil basé dans le cloud pour optimiser chacune de vos pages HTML en se plaçant en amont d’un site. 

Ainsi, Fasterize ne touche à rien : ni réseaux, ni bases de données, ni même serveurs. « Nous avons développé un moteur qui analyse les pages HTML et ses composants (CSS, JS, images) et y applique un certain nombre de règles d’optimisation avant de renvoyer le contenu à l’internaute », explique le site. L’outil cherche donc à réduire au maximum le poids et le nombre des requêtes pour accélérer le trafic, ou même la hiérarchisation des ordres de chargements par exemple. 

Quelles règles sont appliquées ?

Pour l’instant, Fasterize utilise des règles assez communes comme la concaténation, la mise en cache, la compression (HTML, CSS, JS) ou les chargements différés, sans oublier : la parallélisation, l’envoi des requêtes sur la même connexion TCP, l’optimisation réseau ou encore l’inlining. 

Fasterize prévoit d’ailleurs d’appliquer de nouvelles règles prochainement à savoir : le pre-rendering (chargement proactif des pages statistiquement les plus visitées), SPDY proxy (protocole Chrome et Firefox) et l’URL versioning. 

Enfin, Fasterize offre également l’usage sans surcoût d’un CDN au-delà de 100 000 pages « fasterizées ». Simple, Fasterize est surtout capable d’être implémenté en 10 minutes une fois la configuration effectuée au niveau DNS par modification du CNAME  (Canonical Name record). 

Une solution axée e-commerce

La solution est gratuite jusqu’à 1000 pages vues/mois, puis payante passé ce palier : 9 euros HT pour 10 000 pages vues, 20 euros HT pour 20 000 pages vues, etc. jusqu’à 629 euros HT pour 750 000 pages vues/mois. 

Pour les e-commerçants, dont le temps d’accès et la réactivité du site est un atout primordial, ce genre de solution est tout à fait remarquable. D’autant plus qu’elle présente un autre avantage de taille pour les sites marchands : elle propose gratuitement le RUM (Real User Monitoring) et propose « par exemple de suivre des métriques comme le temps de chargement total, le « Time To First Click », le nombre d’images, etc. ». 

Joyeux 8ème anniversaire Joomla

17 septembre 2013 Publié par Laissez vos commentaires

Aujourd’hui nous fêtons le 8ème anniversaire de la première mise en circulation du CMS Joomla!

image by @Helvecioimage by @Helvecio

En 2005 une communauté de développeurs et d’utilisateurs venant du monde entier décidèrent, « tous ensemble » de prendre le contrôle de leur propre destinée.

Le résultat fut la naissance d’un nouveau projet logiciel dont le nom fut annoncé le premier septembre : Joomla!

Au cours des 15, 16 et 17 septembre (suivant votre fuseau horaire), Joomla! a été annoncé, labélisé et publié.

—————- 1.0.0 Released — [17-Sep-2005 00:30 UTC] ——————

Au fil des ans le Joomla! La communauté a grandi et s’est étendue et nous avons maintenant :

Merci

Merci aux centaines de volontaires répartis dans diverses équipes : Modérateurs de Forum, membres du Joomla! Bugsquad, Ergonomie, Documentation, Marketing et Telations Publiques, Médias Sociaux, défense de la Marque déposée, Événements ainsi que les milliers d’autres qui se sont impliqués dans leur Groupe d’Utilisateurs Joomla locaux (JUG), les traductions d’extension et du cœur, les forums et les événements JoomlaDay.

Joomla! ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui si ce n’était pas grâce au support et à l’enthousiasme de notre communauté mondiale, et pour le code libre et open source sur lequel le CMS et le Framework sont construits.

Célébrer

Nous vous invitons à célébrer le 8e anniversaire de la première mise en circulation de Joomla! à votre prochaine rencontre de JoomGroupe, ou en rejoignant un des événements de la Journée du Logiciel Libre le samedi 21 septembre, où vous pouvez célébrer la liberté logicielle, avec d’autres de la la communauté des Logiciels Libres et Gratuits (FOSS).

Une discussion (en anglais) sur cet article est possible ici : http://forum.joomla.org/viewtopic.php ? F=704*t=819756 et en français ici :  http://forum.joomla.fr/showthread.php?192698-Joyeux-8%C3%A8me-anniversaire-Joomla&p=974987#post974987 

Cet article est librement traduit par Eric Lamy de l’article de Jacques Rentzke :  http://community.joomla.org/blogs/leadership/1771-happy-8th-anniversary-joomla.html