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La pub online à la traîne en Europe

21 juin 2013 Publié par Laissez vos commentaires
Etude : La pub online à la traîne en Europe

Aux Etats-Unis, la publicité sur les réseaux sociaux explose. En Europe, le consommateur reste viscéralement attaché aux canaux traditionnels, comme le monte la dernière étude réalisée par Adobe. INfluencia analyse.

 

 

INfluencia s’intéresse de très près à la croissance inédite des revenus publicitaires sur les réseaux sociaux, aux Etats-Unis. Ce virage historique consolide l’avènement de la TV Sociale, résultante programmée de l’utilisation grandissante des réseaux sociaux en temps réel pour commenter les programmes de télévision. Si chez l’Oncle Sam la pub dite traditionnelle perd du terrain, elle est en revanche encore très largement préférée par les consommateurs européens !

 

Selon une toute récente étude réalisée par Adobe, les marques ont encore beaucoup de mal sur le Vieux continent à attirer l’attention de leur cible dans l’univers digital. La pub online est à la traîne et forcément ça nous interpelle. Alors que les Lions démarrent à Cannes, INfluencia dresse le bilan des conclusions de « Click Here: State of Online Advertising » qui a porté sur 8750 consommateurs et 1750 professionnels du marketing.

 

« Les consommateurs préfèrent toujours les anciennes techniques publicitaires (presse écrite, télévision et panneaux d’affichage) aux nouveaux médias en ligne, ce constat est particulièrement marqué auprès des Français et des Allemands, qui se montent moins sensibles aux publicités en ligne que leurs voisins anglais », précise t-on chez Adobe. Dans le détail, nous constatons avec intérêt qu’en France, les magazines papier jouissent encore de 31% des préférences publicitaires, devant l’affichage à 24%, la pub TV à 23% et les sites Web à 6%. Outre-Rhin, le print dispose des faveurs de 28% des sondés, contre 23% pour l’affichage et 21% pour les vitrines.

 

 

69% des consommateurs réclament une histoire

 

Autre constat qui interroge : plus de sept Français sur dix (72 %) estiment que les publicités télévisuelles restent plus impactantes que celles en ligne, qu’ils jugent envahissantes à 65 % et agaçantes à 58 %. Seulement 18% des personnes questionnées estiment que les pubs en ligne sont accrocheuses, 7% les considèrent intelligentes et 5% convaincantes.

 

« Les agences de création ont eu des décennies pour parfaire l’efficacité de leurs campagnes. Cela représente une part importante de notre vie quotidienne et nous avons tous grandi avec la publicité TV, radio et dans les magazines. Il n’est donc pas si surprenant de constater une différence d’impact avec les publicités en ligne et le digital », commente Mark Phibbs, VP EMEA Marketing chez Adobe. Il poursuit : « Il s’agit finalement de canaux plutôt jeunes, qui représentent des opportunités en constante mutation pour les marques. Il s’agit désormais de comprendre ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. »

 

Ce qui marche justement, c’est le contenu. Le consommateur est friand de storytelling et « Click Here: State of Online Advertising » le confirme. Pour 69 % des Français interrogés, les campagnes doivent raconter une histoire originale et ne surtout pas se contenter de vendre un produit. Autre détail, 89 % font valoir que les publicités drôles ont plus d’impact que celles sexy et 24 % estiment que le contenu généré par les utilisateurs est un levier performant.

 

 

La pub online divise

 

Comme canaux publicitaires, les médias sociaux offrent aux marques d’autres passerelles pour interagir avec les consommateurs. Parmi la moitié des protagonistes français de l’étude les ayant utilisés, plus du tiers (38 %) indique avoir apprécié une campagne en ligne menée par une marque, tandis que 45 % déclarent y « liker » régulièrement les pages de leurs marques préférées. Lesquelles tendent de plus en plus à personnaliser leurs offres produits. Peut-être parce qu’un tiers des Français (33%) réagit positivement à la customisation, alors que 53% se disent neutres.

 

Il n’empêche que les consommateurs et les professionnels du marketing sont divisés sur la question du digital, dixit Adobe. Seulement 6% des particuliers de l’Hexagone préfèrent la publicité en ligne alors que plus du double (13%) des marketers interrogés, estiment qu’elle est un levier efficace. La dichotomie est flagrante ! Par ailleurs, 48% des professionnels jugent que l’online est plus important que la pub TV.

 

« Les marques et les consommateurs, sont encore habitués à la diffusion traditionnelle de certains messages mais perçoivent que l’univers en ligne offre la possibilité d’interagir directement. Ce sont les marques capables de saisir cette opportunité qui vont régner sur l’univers numérique », conclut Mark Phibbs.

 

Ann Lewnes, la Chief Marketing Officer animera ce lundi 17 juin à 10h – dans le Grand auditorium- une table ronde sur les résultats de cette étude. Accompagnée de Lisa Donohoe, PDG de Starcom USA, Steven F. Althaus, Directeur du groupe BMW et Tina Brown, rédactrice en chef de The Newsweek Daily Beast Company, la CMO d’Adobe rappellera comment les innovations en matière de marketing digital ont renouvelé la crédibilité des professionnels du marketing.

 

Benjamin Adler / @BenjaminAdlerLA

 

* En Europe, Edelman Berland a mené une étude en ligne auprès de 3.750 adultes âgés de 18 ans et plus, dont 3 000 consommateurs et 750 professionnels du marketing en France, au Royaume-Uni et en Allemagne. Les entretiens se sont déroulés du 8 octobre au 30 novembre 2012. La marge d’erreur d’échantillonnage avec un intervalle de confiance de 95 % se calcule de la manière suivante : RU (n=1 000) : ME = +/- 3,1 %. L’étude a également été réalisée en Australie, au Japon et aux États-Unis. L’ensemble de données de chaque pays est représentatif de la population locale.

Source : Influencia

Facebook introduit des hashtags, comme Twitter‎

12 juin 2013 Publié par Laissez vos commentaires

Le réseau social en ligne Facebook intègre dès mercredi 12 juin des mots-clés précédés d’un « hashtags » (signe dièse), qui constituent l’une des marques de fabrique de son rival Twitter.

« A partir d’aujourd’hui, on pourra cliquer sur des mots-clés sur Facebook », a annoncé le groupe sur son blog officiel.

« Comme pour d’autres services comme Instagram, Twitter, Tumblr ou Pinterest, les mots-clés sur Facebook permettent de remettre en contexte une publication ou d’indiquer qu’elle fait partie d’une discussion plus large », ajoute-t-il. Cliquer sur un de ces mots-clés permettra d’accéder aux publications d’autres personnes sur le même sujet. Facebook précise toutefois que ses membres pourront toujours décider qui peut lire leurs publications, qu’elles soient ou non assorties d’un mot-clé.

Facebook relève qu’un récent épisode de la série télévisée Game of Thrones (Le Trône de fer) a été mentionné plus de 1,5 millions de fois sur le réseau, « ce qui représente une portion importante des 5,2 millions de personnes qui l’ont regardé », ou que la dernière cérémonie des Oscars a suscité plus de 66,5 millions de réactions. Le réseau social dit vouloir « mettre davantage ces conversations (sur des événements publics) en avant ».

Il précise que l’introduction des mots-clés est « seulement le premier pas » et que d’autres fonctions seront ajoutées « dans les semaines et mois à venir », comme par exemple la publication des mots-clés les plus populaires, déjà pratiquée par Twitter.

Facebook a annoncé ces derniers mois plusieurs remaniements de ses produits phares afin de conserver son attractivité, alors que certains experts évoquent une lassitude de ses membres, en particulier les plus jeunes qui préfèreraient se tourner vers d’autres réseaux en ligne, comme justement Twitter.

Source : LeHuffPost

Quand la télé publique grecque cesse d’émettre …

12 juin 2013 Publié par Laissez vos commentaires

La fermeture du groupe audiovisuel public grec ERT provoque de nombreuses réactions des instances audiovisuelles européennes.

« No signal » : en décidant d’interrompre mardi 11 juin vers 23 heures les émissions de sa radiotélévision publique, le gouvernement grec a provoqué une onde de choc en Europe. L’Union européenne de radio-télévision (UER), a appelé dans une lettre au Premier ministre conservateur Samaras, à « user de tous ses pouvoirs pour annuler immédiatement cette décision ».

L’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) a aussi critiqué mercredi 12 juin la décision des autorités grecques : « L’audiovisuel public joue un rôle indispensable dans la démocratie d’un pays. C’est la seule source d’information qui a légalement l’obligation de fournir aux citoyens des nouvelles objectives et des informations non biaisées« , a dénoncé la représentante pour la liberté des médias de l’OSCE, la Bosnienne Dunja Mijatovic.

Réunies pour un conseil d’administration de TV5 Monde, les télés publiques francophones (Belgique, Canada, France, Québec et Suisse) « apportent leur soutien plein et entier au service public audiovisuel grec dont l’arrêt brutal et imprévisible choque profondément l’ensemble de ses membres« .

La Conférence permanente de l’audiovisuel méditerranéen (COPEAM), qui regroupe 130 entreprises audiovisuelles issues de 26 pays, a exprimé pour sa part « sa très vive inquiétude et sa totale solidarité avec la télévision publique grecque« .

« A l’annonce d’une décision aussi soudaine et brutale, on ne peut ressentir que sidération et consternation« , a pour sa part déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans Frontières, dans un communiqué qualifiant cette décision d' »aberrante« .

Mobilisation politique et syndicale

En Grèce, Evangélos Vénizélos, chef des socialistes grecs du Pasok et pilier de coalition gouvernementale, parle d' »une ambiance de crise politique et institutionnelle« .  De leur côté, les syndicats du privé et du public ont appelé à une grève générale jeudi 13 juin et à des rassemblements devant le siège de la société dans la banlieue nord d’Athènes, où affluent depuis mardi des milliers de personnes pour protester contre la fermeture de l’organisme.

Selon les syndicats, en fermant ERT, le gouvernement remplit brutalement l’objectif assigné par les créanciers de la Grèce de supprimer 2.000 emplois publics d’ici à la fin juin. Il s’agirait ensuite de réembaucher nombre de salariés sous une autre convention collective.

Un groupe plurimédia d’Etat

Société anonyme de droit public depuis 1976, le groupe public grec de radiotélévision ERT compte cinq chaînes de télévision, sept stations de radio nationales, 19 régionales, une fréquence internationale, trois orchestres et une chorale. Avec 35 centres d’émission, la société touche les coins les plus reculés des îles de la mer Egée, et emploie plus de 2650 personnes, dont 680 journalistes et 200 musiciens ou chanteurs. ERT s’adresse aussi aux sept millions de Grecs de la diaspora éparpillés dans le monde.

Souvent critiquée pour sa lourdeur étatique, et le contrôle exercé par l’Etat, l’ERT a accueilli sans ciller une multitude de salariés directement nommés par les gouvernements de droite ou socialistes successifs, prêtant le flanc aux accusations de clientélisme.

Tout s’est arrêté en 2010, au moment de l’explosion de la crise de la dette qui a contraint la Grèce à adopter une politique de stricte austérité, dictée par ses créanciers, Union européenne et FMI, en échange de prêts pour lui éviter la faillite. Outre des coupes salariales draconiennes, évaluées à 45% par les syndicats dans le cas d’ERT, la Grèce s’était engagée à restructurer et à fusionner un certain nombre d’organismes publics, dont l’ERT.  Un plan proposé en 2011 par le gouvernement socialiste à l’époque visant à réduire le nombre des radios et des télévisions n’a pas abouti après la vive réaction du principal syndicat, Pospert.

Bénéficiant d’une appréciation positive sur la qualité de ses productions audiovisuelles dans le monde de la culture, l’ERT affiche de faibles taux d’audience pour ses chaînes de télévision, qui restent en dessous des 10% de parts d’audience. Selon Le Figaro, l’audiovisuel public représente grâce à la redevance quelque 300 millions d’euros de recettes par an, soit le double de l’intégralité des revenus des chaînes privés. L’audience ne serait que 5% pour Net et de 2,5% pour ERT.

Source : Stratégie