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Une décision fait planer le doute sur le modèle Airbnb

23 mai 2013 Publié par Laissez vos commentaires

Une décision fait planer le doute sur le modèle Airbnb

Un tribunal a condamné mardi un particulier qui louait son appartement sur la plate-forme de location Airbnb. 2.400 dollars d’amende pour avoir violé la réglementation hôtelière.

Un tribunal a condamné un particulier qui louait son appartement sur Airbnb. - DR

Un tribunal a condamné un particulier qui louait son appartement sur Airbnb. – DR

Le modèle Airbnb remis en cause ? Un tribunal de New York a condamné mardi Nigel Warren, un particulier qui louait son appartement sur la plate-forme de location, à 2.400 dollars d’amende pour avoir violé la réglementation hôtelière. Selon ce texte de 2011, le particulier ne pouvait tirer des revenus d’une location de moins de 29 jours, à moins de se déclarer hôtelier et donc de payer les taxes correspondantes.

La ville de New York l’avait assigné devant le tribunal et lui réclamait 7.000 dollars. Pour la première fois dans ce type de conflits, Airbnb avait lui-même envoyé un avocat au tribunal pour défendre son utilisateur. Nigel Warren a désormais trente jours pour faire appel de la décision.

Selon les villes, la réglementation est plus ou moins précise sur ce point. Plusieurs municipalités se sont ainsi inquiétées de voir les particuliers louer leur appartement à des touristes, soit pour des questions de disponibilité des logements, soit pour des raisons de ­concurrence, soit enfin pour des raisons de sécurité. Le secteur hôtelier pratique aussi un fort lobbying pour empêcher ces plates-formes de prospérer.

Airbnb, de son côté, a également fait pression, en particulier aux Etats-Unis, pour assouplir les règles. Le feuilleton est en tout cas loin d’être terminé. Les juristes estiment en effet que la plupart des locations effectuées sur Airbnb pourraient entrer dans le cadre des exceptions à cette réglementation new-yorkaise de 2011. L’une de ces exceptions concerne notamment les espaces partagés.

New York, une ville laboratoire

Les cas de plainte sont néanmoins rares. Dans cette affaire, un inspecteur de la ville se trouvait dans l’immeuble pour d’autres raisons quand il a eu affaire à la touriste qui avait loué l’appartement. Pour Airbnb, l’enjeu est en tout cas de taille. New York représente la première ville en termes de volume d’affaires pour la société californienne, devant Paris et San Francisco.

Juridiquement, Airbnb souhaitait aussi faire de New York une ville laboratoire, au moment où d’autres municipalités se penchent sur le problème. A Amsterdam, par exemple, plus de 200 propriétés ont été inspectées en début d’année pour vérifier qu’elles respectaient les conditions élémentaires de sécurité. D’autres villes étudient néanmoins la possibilité d’adapter la réglementation à ce phénomène. Ce serait notamment le cas de la Ville de Paris.

Plus de 4 millions de personnes à travers le monde ont déjà réservé une nuit sur Airbnb et plus de 300.000 annonces y sont disponibles, dont 27.000 en France. Fondée en 2008, la société réaliserait aujourd’hui, selon les analystes, un milliard de dollars de chiffre d’af­faires et serait valorisée 2,5 milliards de dollars.

La CNIL se saisit de la polémique de l’IP Tracking

23 mai 2013 Publié par Laissez vos commentaires
L’Eurodéputée Françoise Castex, qui avait alerté en janvier dernier la pratique de l’IP Tracking, notamment par les acteurs du transport, a obtenu l’ouverture d’une enquête de la CNIL.

CNIL logo

La Commission nationale de l’informatique et des libertés a décidé de se saisir de la polémique suscitée par l’IP Tracking. Parfois appelé « pistage d’IP », il consiste pour les services de réservations en ligne à enregistrer les adresses IP des internautes pour faire varier à leur avantage les prix et susciter l’acte d’achat.

Les internautes prennent par exemple souvent leur temps avant d’acheter lorsqu’ils réservent un voyage, souhaitant logiquement comparer les différents services avant de se décider. L’IP Tracking permet aux entreprises qui la pratiquent de faire basculer cette attente à leur avantage.

Lorsque l’internaute revient sur une offre déjà visitée, le prix est alors quelque peu relevé, afin que le client potentiel pense que le nombre de places disponibles tendrait à diminuer. Ce qui le pousserait à finaliser la transaction. D’autres outils permettent potentiellement aux services de transport de faire fluctuer les prix à leur avantage, comme les cookies publicitaires, que certains navigateurs comme Firefox ou Internet Explorer envisageraient de bloquer nativement.

La pratique avait été mise en lumière dans un article du Monde du 24 janvier dernier. Cinq jours plus tard, Françoise Castex demandait à la Commission européenne l’ouverture d’une enquête afin que l’institution communautaire évalue la compatibilité de la pratique avec le Droit de l’Union Européenne.

La CNIL travaille « en collaboration avec la DGCCRF »

La Commission avait répondu en mars dernier, par la voix de Viviane Reding, sa vice-présidente. Les adresses IP pouvant être assimilées à des données personnelles, elle avait relevé la compétence des autorités nationales, la CNIL en l’occurence, pour se pencher sur la question.

Dans un post publié ce mardi sur son blog, Françoise Castex annonce avoir reçu une réponse d’Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL, affirmant que l’autorité avait décidé de lancer une enquête sur le sujet.

« Ne disposant pas à ce jour d’éléments (…) la Commission a décidé de mener une étude afin de déterminer si les dispositions relatives à la loi « Informatique et Libertés » sont respectées », est-il précisé. Selon la CNIL, « l’IP Tracking doit également être appréhendé sur le fondement des pratiques commerciales déloyales ». Elle affirme ainsi « travailler en collaboration étroite avec la DGCCRF afin de déterminer (…) de l’opportunité de réaliser des actions conjointes auprès des principaux opérateurs concernés ».

Il est vrai que cette pratique demeure particulièrement difficile à prouver. Une hausse des prix, dans un système à temps réel, peut en effet tout à fait se justifier par le simple jeu de l’offre et de la demande.

De son côté, la députée socialiste affirme que « si ces procédés sont avérés, ils constitueraient une violation manifeste de la directive 95/46/CE sur la protection des données personnelles et une atteinte extrêmement grave aux droits des consommateurs ».

Source : Clubic

Yahoo : Flickr offre un téraoctet de stockage en ligne

21 mai 2013 Publié par 2 Comentaires

Quand Yahoo décide de revoir Flickr, la concurrence peut trembler. Le site de partage de photos mise désormais sur le stockage offert pour revenir dans la course, face à Instagram et consorts – et le moteur de recherche n’est pas chiche, puisque c’est un téraoctet d’espace en ligne qu’il propose gratuitement.

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Un téraoctet représente plus de 500.000 clichés claqués avec une résolution de 6.5 mégapixels. Autant dire que les photographes amateurs et professionnels disposent là, et gratuitement, d’un service tout à fait adapté pour partager leurs meilleurs clichés. Le partage est d’ailleurs mis en avant, en particulier vers Tumblr – quoi de plus logique après le rachat du site de blogging.

Flickr profite de l’occasion pour revoir son interface web. Celle-ci est désormais beaucoup plus visuelle qu’auparavant, avec une grille de photos et des images grand format sur fond noir. Quant aux applications mobiles, elles offrent désormais plus de fonctions, en particulier le partage privé avec certains contacts seulement, une interface qui met là aussi l’accent sur les images plein écran, des filtres… L’app Flickr est gratuite, sur l’AppStore iOS et Google Play.

Source : JdG

Une nouvelle taxe sur le matériel hi-tech pour financer la culture ?

13 mai 2013 Publié par Laissez vos commentaires

Pierre Lescure va aujourd’hui remettre son fameux rapport « l’acte 2 de l’exception culturelle française » avec 75 propositions concernant l’adaptation des politiques culturelles à l’ère numérique.

Selon le Figaro, on devrait notamment retrouver dans ce rapport, une proposition assez sérieuse concernant une nouvelle taxe sur le matériel hi-tech (smartphones, tablettes, ordinateurs…) afin de financer la culture !

L’idée part du constat que les consommateurs rechignent à dépenser 9 euros pour un album de musique sur une plate-forme numérique, mais n’hésitent pas à consacrer près de 400 euros pour une tablette ou de 700 euros pour un smartphone – des prix suffisamment élevés pour qu’une taxe ne freine pas les ardeurs des acheteurs.

Cette taxe permettrait normalement de remplacer et de moderniser la taxe pour copie privée tant décriée jusque-là par les fabricants et bousculée par la Commission européenne. De plus, celle-ci servirait aussi à simplifier la chronologie des médias, en rendant par exemple un film disponible plus rapidement sur toutes les plates-formes numériques en téléchargement légal.

Enfin, l’Hadopi disparaîtrait, mais sa mission serait confiée au CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) qui pourrait alors automatiser l’envoi d’amendes à 140 euros évoqué en janvier dernier.

Crédit Ministère de la Culture

Crédit Ministère de la Culture

Source : JDG

Le shopping en magasin plébiscité

13 mai 2013 Publié par Laissez vos commentaires
D’après un sondage Ipsos, 72% des Français déclarent préférer faire leur shopping en magasin plutôt que sur Internet. Malgré l’essor de l’e-commerce, 95% des sondés déclarent acheter souvent ou systématiquement dans le point de vente, surtout pour l’alimentation (89%) et les vêtements (60%). Même les produits culturels, qui figurent pourtant en tête des produits achetés en ligne (28%), restent majoritairement acquis en magasins (40%). Premier atout des boutiques pour les sondés: le côté vivant et la dimension humaine, cités par respectivement 92% et 91% des personnes interrogées, juste devant la qualité de l’accueil (88%). L’autre atout du magasin est la possibilité de pouvoir toucher et essayer les produits avant d’acheter (78%). Enfin, les lieux de vente permettent de se laisser davantage surprendre (71%) et de découvrir les dernières innovations, favorisant les achats plaisir et d’impulsion, qui sont deux fois plus nombreux dans les magasins que sur Internet.

Source : Stratégies

Yahoo! cherche à se désengager de son contrat avec Bing et va lancer de nouvelles applications de recherche

13 mai 2013 Publié par Laissez vos commentaires

marissa mayer

Marissa Mayer, transfuge de Google chez Yahoo!, tenterait actuellement de désengager sa société de son contrat de 10 ans signé avec Microsoft dans le domaine de la recherche d’information. Pas si simple…

Si l’on en croit une source au Wall Street Journal, Yahoo! tenterait actuellement de mettre fin à son partenariat avec Bing dans la recherche d’information. Le contrat, signé en 2009, prévoyait un partenariat sur 10 ans. « La patronne de Yahoo!, Marissa Mayer, recrutée l’an dernier chez Google, tente de mettre fin à cette coopération, car elle rapporte encore moins au groupe que quand il avait ses propres activités de recherche« , explique l’AFP. Et poursuit, citant toujours le WSJ : « Yahoo! pourrait mettre fin à l’accord avec Microsoft si ce dernier vendait son moteur de recherche Bing, et trouver un moyen de conclure un accord plus lucratif avec Google minimisant les problèmes de concurrence« . Yahoo! avait d’ailleurs annoncé en début d’année que son portail allait utiliser les publicités contextuelles de Google pour mettre un peu plus la pression sur les épaules de Microsoft.

Mais la situation n’est pas si simple, car si Yahoo! cassait le contrat avec Microsoft, la seule alternative crédible serait de travailler avec Google, ce qui poserait certainement quelques soucis au niveau des autorités de régulation outre-Atlantique, pour cause de position dominante de la firme de Moutain View.

Ca n’a pas empêché les deux entités, Yahoo! et Bing, de prolonger dernièrement d’un an l’accord sur l’Amérique du Nord, prévoyant des revenus minimum en termes publicitaires à Yahoo!, ce contrat se terminant fin mars. En attendant…

D’autre part, Yahoo! a également annoncé sa volonté de sortir, dans les mois qui viennent, de nouveaux outils de recherche, selon Bloomberg. Mais aucun détail n’a encore été dévoilé sur ces nouveaux outils. Yahoo! ne semble donc pas avoir complètement abandonné la partie du « search » dans le monde. Et c’est tant mieux !

yahoo bing
Source de l’article et de l’image :Abondance