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Data centers : mais où se trouve ce fameux « nuage » où Google stocke toutes vos données ?

10 mars 2013 Publié par 2 Comentaires

Auparavant stockées sur votre ordinateur, vos données personnelles sont maintenant hébergés sur la toile. La quantité astronomique d’informations diverses navigue entre les divers ordinateurs de façon presque magique. Finis les fils encombrants, au placard les disques durs virtuels. Google s’occupe de tout. Visite guidée au cœur des data centers.

Au moment où vous lisez cet article, vous êtes certainement assis à un bureau devant un ordinateur, une tablette dans la main, ou un téléphone mobile dans la paume. Vous regardez des vidéos, échangez des emails, mettez en ligne des photos. Mais où sont stockées toutes ces données ?

Auparavant stockées en grande partie sur votre ordinateur, vos fichiers et vos données personnelles sont maintenant hébergés sur la toile. A cela s’ajoute la quantité astronomique d’informations diverses et variées qui s’échangent en ligne et semblent sortir de nulle part, et naviguent entre les divers ordinateurs de façon presque magique. Finis les fils encombrants, au placard les disques durs virtuels. Google s’occupe de tout.

Et pourtant, ce procédé de stockage est bien réel et matériel. Les données échangées avec tant de fluidité sur la toile sont laborieusement entassées dans des centres qui nécessitent une quantité astronomique d’énergie. Imaginez l’électricité nécessaire pour répondre à la demande croissante sur le moteur de recherche qui indexe 20 milliards de pages par jour pour répondre à 3,3 milliards de requêtes quotidiennes et 40 000 par seconde… 425 millions d’internautes possèdent un compte sur la messagerie Gmail.

Depuis fin 2012, Google a décidé de jouer la transparence, et a ouvert au curieux les portes – virtuelles – de ses data centers bien réels. Un site dédié aux « Centres de données » permet une véritable visite virtuelle à travers de magnifiques clichés de la photographe Connie Zhou. Il est aussi possible se s’y promener via Google Street View :

Cette opération est aussi un coup de com’ permettant au géant de l’Internet de médiatiser ses efforts en matière de réduction des émissions de CO2, les data centers étant des structures très polluantes et habituellement montrées du doigts comme de véritables machines à gaspiller de l’énergie. Mais on peut lire sur la page dédiée aux énergies renouvelables : « A travers des contrats à long terme avec des producteurs d’énergie renouvelable, nous investissons dans le futur pour une énergie plus propre pour tous ». Mais même lors de la visite des infrastructures, l’internaute n’échappe pas aux bonnes paroles :  » En moyenne, chaque kilowattheure d’électricité produit aux États-Unis consomme 9 litres d’eau. En utilisant moins d’électricité pour alimenter notre infrastructure informatique, nous économisons également l’eau douce. »

6 fermes de serveurs sont implantées aux États-Unis, 3 en Europe (Dublin, St-Ghislain en Belgique et Hamina en Finlande), 1 au Chili et 3 en Asie (Hong Kong, Singapour, Taïwan).

Centre de Douglas County, Georgie.

Mais que trouve-t-on à l’intérieur ?

Du monde, beaucoup de monde. De nombreux employés travaillent sur les sites, qui sont occupés 24/24h. Google nous invite a rencontrer le personnel. Le but ? Humaniser au maximum l’ambiance. « Tieg Weathers coupe un morceau de tuyau pour l’installer dans un nouveau système de refroidissement« , peut-on lire sur le site, qui nous invite à rencontrer son personnel comme on fait la connaissance d’un ami.

Des câbles, beaucoup de câbles. Voilà donc où sont passés tous les fils qui ont disparu chez vous. Les câbles et les tuyaux donnent à l’endroit des allures d’exposition pop art branchées. A tel point que l’on ne soupçonne pas nécessairement le complexité de la technologie qu’ils abritent. Et pourtant, le cœur de métier de Google est de savoir customiser ses ordinateurs géants afin qu’ils fonctionnent incroyablement vite et efficacement et qu’ils soient extrêmement compacts.


En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/data-centers-mais-ou-se-trouve-fameux-nuage-ou-google-stocke-toutes-vos-donnees-640285.html#g6xdJJrGFvXP9rrf.99

Vos requêtes Google passent par un circuit bien huilé :

  • La première étape est la « networking room » à l’étage « data center », cette pièce « réseau » dirige les requêtes vers les serveurs appropriés dans la pièce suivante et permet aussi aux différents data centers de communiquer entre eux

 

  • A l’étage des serveurs, de puissants ordinateurs prennent en charge des milliards de recherches Google, de vidéos YouTube et de messages Gmail.

 

  • Par mesure de sécurité, et pour chaque utilisateur puisse avoir accès à n’importe quelle donnée à tout moment, chaque donnée est copiée sur au moins deux serveurs au minimum

 

  • Pour les données les plus sensibles, une autre copie est stockée sur des cassettes digitales, dans la précise « bibliothèque de cassettes »

 

  • lorsqu’un disque dur est endommagé, toutes les données qu’il contient sont effacées et le disque dur est détruit, par une machine conçue pour l’écraser minutieusement

 

Autant de belles images qui cachant une dure réalité : 1,5% de l’électricité dans le monde est utilisée par les Data Centers, dont ceux de Google. Les serveurs doivent refroidir les structures échauffées par l’énorme quantité de chaleur dégagée, avec des pointes à 120 degrés, grâce à des systèmes de refroidissement par air et par eau.

Selon le physicien à l’Université de Harvard, Alex Wissner-Gross, cité par BBC News, chaque requête sur le moteur de recherche de Google générerait 7 grammes d’émissions de carbone, et deux requêtes représenteraient donc l’équivalent de l’emprunte énergétique d’une bouilloire électrique ! Sur la base de cette étude, les 100 milliards de recherches mensuelles seraient responsables, à elles seules, de 8 400 tonnes de gaz à effet de serre émis en une année.

Crédit : Julie Mangematin www.antlantico.fr

 

Facebook: un fil d’actualité à la carte et un design qui fait la part belle à l’image

7 mars 2013 Publié par Laissez vos commentaires

Facebook a présenté son nouveau fil d’actualité, le fameux news feed, ce jeudi 7 mars. Mark Zuckerberg et son équipe ont dévoilé le design et les fonctionnalités de ce fil d’actualité depuis le campus du réseau social à Menlo Park en Californie. Le HuffPost a pu assister à la présentation depuis les locaux de Facebook France et tester ce qui change pour vous.

Depuis son lancement en 2006, le fil d’actualité Facebook a peu évolué mais en 7 ans le nombre d’utilisateurs est passé de 200 millions à 1 milliard et les contenus que partagent les amis et les pages sont très différents. Après l’annonce récente d’un nouveau moteur de recherche plus performant, c’est maintenant le fil d’actualité qui fait peau neuve.

Comme l’a rappelé Mark Zuckerberg au début de la conférence de presse, les textes des statuts ont été supplantés par le partage de photo (aujourd’hui près de 50% du contenu du fil d’actualité est composé d’images) et les contenus des pages et des personnalités que vous suivez concurrencent les actualités de vos amis (les pages représentent près de 30% de votre fil d’actualité).

Pour suivre cette évolution, le nouveau fil d’actualité Facebook donne la part belle à l’image et offre la possibilité de faire le tri dans ce que l’utilisateur souhaite consulter.

Priorité au visuel

Dans la version connue jusqu’alors, le fil d’actualité – en colonne centrale – occupe seulement 45% de votre écran. Désormais, Facebook ne comprendra plus que deux colonnes (celle de gauche devient plus discrète et s’adapte à la taille de votre écran) et le fil d’actualité devient omniprésent.

Ce changement de format permet au réseau social d’afficher tous les contenus en plus grand. Les photos sont mises en avant sous toutes leurs formes, de l’image publiée par un de vos amis à la vignette de l’article de presse que vous partagez sur votre profil. Tous les contenus sont mis en avant visuellement, « pour les rendre plus ‘engageants' », explique Mark Zuckerberg.

Dans cette logique, Facebook a repensé la présentation des contenus partagés par plusieurs de vos amis. Quand toute votre sphère Facebook partage le même lien, le même article, ce contenu apparaît en très grand et les photos de profil des amis qui l’ont partagé apparaissent en mosaïque verticale à droite. Difficile de passer à côté.

facebook news feed article

Les évènements à venir ont également droit à leur relooking, ils s’affichent bien plus visiblement que dans la précédente version:

evenement facebook

Un fil d’actualité à la carte

Outre le design, le grand changement de votre fil d’actualité repose sur la possibilité de choisir le type de contenus que vous voulez voir apparaître.

« Aujourd’hui le news feed mélange tous les contenus et l’utilisateur reste donc en surface de toutes ces publications », a expliqué l’équipe de Facebook. Pour remédier à ce grand fouillis, le réseau social propose désormais un fil à la carte avec différents flux que l’utilisateur peut sélectionner.

flux photos

Parmi ces flux, il y a:

  • Le flux d’amis qui affiche toutes les publications de vos amis – par ordre chronologique ce qui permettra de ne rien rater de leur activité.
  • Le flux « musique » qui compile ce qu’écoutent vos amis et les actualités des artistes que vous suivez.
  • Le flux « photos » consacré à toutes les images publiées sur votre Facebook. Un flux qui colle parfaitement au nouveau design.
  • Le flux « suivis » qui réunit les publications des pages et des personnalités que vous aimez – par ordre chronologique également.

On remarque que si vous consultez un filtre plus fréquemment qu’un autre, la liste des flux le retiendra et vous le proposera en priorité.

Le même Facebook sur Web et mobile

La troisième grande nouveauté annoncée ce jeudi à Menlo Park est l’unification de Facebook quel que soit l’écran sur lequel vous consultez le réseau social. Web, smartphone ou tablette, le design est désormais le même. Le nouveau design est d’ailleurs largement inspiré de l’usage mobile. Pour une fois c’est le mobile qui détermine la version web et non l’inverse. Toutes ces nouveautés n’apportent aucune modification à l’affichage des publicités, qui pourront s’afficher dans n’importe quel flux, en fonction du choix de la marque.

mobile facebook

Le nouveau design du fil d’actualité sera disponible sur la version Web ce soir pour un petit nombre d’utilisateurs puis généralisé aux téléphones et tablettes dans les semaines à venir. Les Etats-Unis ne seront pas prioritaires par rapport à la France et si les « retours » des utilisateurs sont bons, le nouveau fil d’actualité sera généralisé le plus vite possible.

A noter enfin, cette phrase de Mark Zuckerberg, qui laisse penser que Facebook va devenir de plus en plus un média d’information plutôt qu’un réseau social: « Ce que nous essayons de faire, c’est de donner à chaque personne dans le monde le meilleur journal personnalisé possible. Il devrait avoir une page principale et de grandes sections d’actualité, ou vous permettre de fouiller dans les sujets que vous voulez. »

Découvrez toutes les évolutions du fil d’actualité depuis son lancement en septembre 2006 dans le diaporama ci-dessous:

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Mission Lescure : OVH défend le statut d’hébergeur

5 mars 2013 Publié par Laissez vos commentaires

Audité dans le cadre de la mission Lescure qui doit redéfinir l’acte 2 de l’exception culturelle, l’hébergeur OVH a surtout tenté de défendre le statut d’hébergeur, raconte-t-il. 

Sur son site, OVH explique que Romain Beeckman et Alban Schmutz, respectivement responsable juridique et vice-président en charge du business development d’OVH ont été entendus par la mission Lescure (dont les conclusions ont été repoussées à avril). Leur discours est clair : ils ont défendu le statut d’hébergeur alors que les premières pistes formulées par cette mission dans le but de lutter contre la contrefaçon commerciale proposent de « mieux responsabiliser les hébergeurs », écrivent-ils.

La responsabilité des hébergeurs avait déjà été mise en cause en décembre dernier par Pierre Lescure lui-même, qui en avait fait une sorte de cheval de bataille pour lutter contre la contrefaçon commerciale. Le principe est inverse à celui de la Hadopi par exemple : s’attaquer aux éditeurs, moteurs de recherche, régies publicitaires et hébergeurs plutôt qu’aux internautes.

Sur le principe, l’idée semble bonne même si certains points restent sensibles. Par exemple, Pierre Lescure souhaite « réduire la visibilité de l’offre illégale en agissant sur le référencement par les moteurs de recherche, le cas échéant avec le concours de la puissance publique ». Pour OVH, une modification du statut d’hébergeur entrainerait des effets indésirables. Il regrette encore qu’on ne fasse pas de distinction entre un hébergeur comme lui, fournisseur d’infrastructures, et comme YouTube ou DailyMotion. « Si la plupart des plaintes reçues par les plateformes communautaires concernent des atteintes au droit d’auteur, cette catégorie d’abus est marginale chez OVH ».

Un système juge et partie ?

OVH souhaiterait conserver une capacité de juger ses clients de prime abord. « Il nous appartient de déterminer si les contenus signalés présentent effectivement un caractère manifestement illicite, justifiant une coupure du service. Si le litige dépasse notre compétence, alors nous renvoyons le plaignant devant les autorités judiciaires… ce qui constitue pour OVH un risque réel, mais c’est le choix que nous avons fait : soutenir nos clients lorsque nous les estimons de bonne foi », explique-t-il. Pas sûr qu’un système où il est juge et partie continue de fonctionner.

Il conclut ainsi : « Toute modification du régime de notification visant à simplifier le signalement de contenus soumis au droit d’auteur diffusés sans autorisation aurait une répercussion bien plus large… Et conduirait inévitablement les hébergeurs à traiter de façon plus systématique des plaintes plus nombreuses, en adoptant la stratégie du moindre risque. »