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Immersion dans les immenses data centers de Google

17 octobre 2012 Publié par Laissez vos commentaires

L’une des entreprises les plus puissantes de la planète, Google, ouvre enfin les portes de ses data centers en lançant un nouveau site : Google Centres de données. À travers une mosaïque de photos en très haute définition signées Connie Zhou, on  peut y admirer des étendues de serveurs à perte de vue dans des hangars d’une superficie de plusieurs terrains de football. Là où l’Internet vit, en somme… À découvrir dans la série de photos ci-dessous :

 

Source :The Next Web

Un nouveau site corporate pour Orange

17 octobre 2012 Publié par Laissez vos commentaires
Un nouveau site corporate pour Orange

Souvent délaissé par les marques au profil du site commercial, le site corporate est pourtant un outil important de la communication institutionnelle. A condition que ce dernier soit interactif et propose un contenu adapté aux différentes cibles corporates qui ne sont pas forcément les mêmes que celles du site commercial. Dans ce but, Orange a décidé de travailler son image entreprise via Orange.com en différenciant clairement les informations autour de la marque de celles liées à son offre commerciale…

Client souhaitant en savoir plus sur la marque, actionnaires soucieux de suivre l’activité économique de l’entreprise, journalistes préparant un article ou encore personnes souhaitant intégrer l’entreprise… Voici les principales cibles du portail corporate. Chacune d’entre elle trouvera les informations qu’elle recherche sur le site Orange.com. Celui est agréable à utiliser et permet d’accéder en quelques clics à toutes les informations dont on a besoin.

Des infos marques pour les journalistes et blogueurs…

Site corporate Orange

Prenons l’exemple d’un journaliste ou blogueur souhaitant rédiger un article sur Orange. La rubrique presse lui permettra de télécharger les communiqués des 3 dernières années, et de s’abonner via RSS ou Newsletter pour recevoir les dernières infos de la marque. Un compte Twitter dédié est également proposé : @presseorange qui semble au passage très actif. Des rubriques du site permettent également de trouver des informations concernant le sponsoring et les actions locales afin de trouver des informations complémentaires pour la rédaction d’article.

Et pour les clients, investisseurs et personnes intéressées par la marque…

Site corporate Orange

Les clients et personnes intéressées par la marque Orange trouveront toutes les informations qui lui sont relatives. De la stratégie du groupe à son réseau en passant par sa présence que cela soit via un site ou les réseaux sociaux dans le monde entier. Le site est d’ailleurs traduit dans 5 langues afin que l’information soit diffusée le plus largement possible. Les investisseurs, quand à eux, retrouveront des informations économiques : cours de l’action, rapport annuel, vidéo des assemblées générales (qu’ils pourront d’ailleurs suivre en direct)…

 

 

Que pensez vous de cet exemple de site corporate ? Quelles sont, selon vous, les informations devant être présentes sur ce type de site ?

Facebook modifie la visibilité des publications pour «privilégier l’engagement»

16 octobre 2012 Publié par Laissez vos commentaires

Facebook vient de modifier l’algorithme qui détermine la visibilité des publications postées par les utilisateurs du réseau social, expliquant vouloir valoriser la notion d’engagement par opposition à la course aux fans. Désormais, plus une publication est engageante (fort nombre de clics, de «j’aime», de commentaires ou de partages), plus elle est susceptible d’apparaître dans le fil d’actualité.

Jusqu’à présent, une publication était vue en moyenne par 16% des abonnés d’une page. Ce pourcentage de visibilité pourrait être bien supérieur, selon Facebook, si la notion d’engagement est valorisée et mieux ciblée. Mais si ce n’est pas le cas, le chiffre pourra aussi être inférieur avec ce nouvel algorithme.

En conséquence, pour les profils d’utilisateurs, les contenus postés seront diffusés en priorité aux amis les plus proches (avec qui Facebook détecte le maximum d’interaction ou d’amis en commun). Concernant les pages de marques, d’entreprises ou de médias, la distribution de publications sera concentrée sur les fans les plus engagés ou qui ont une interaction élevée avec la page.
Depuis mai dernier, la possibilité d’utiliser des outils payants pour rendre ses publications plus visibles existe pour les entreprises. Un service similaire pour les particuliers est testé depuis début octobre aux Etats-Unis.

Red Bull : les statistiques impressionnantes de #RedBullStratos !

16 octobre 2012 Publié par Laissez vos commentaires

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Historique, dangereuse, inédite, incroyable, folle…

Les adjectifs sont nombreux pour qualifier Red Bull Stratos, cette opération marketing sans précédent !

 

Voici une liste des principaux chiffres clés à retenir de cette opération :

 

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• 2h10 : durée de l’ascension

• 39 kilomètres : hauteur de la capsule au moment du saut

• 4min et 19sec : durée de la chute libre

• 9min et 3sec : durée totale du saut

• 40 secondes : temps entre le saut et l’atteinte de la vitesse du son

• 1.340 km/h : vitesse maximale lors de la chute libre, soit l’équivalent de Mach 1,24 pour un avion de chasse

• 100 : nombre d’employés sur le projet Red Bull Stratos

• 800.000 : nombre de connexions au livestream de l’évènement mardi dernier (alors qu’il ne s’est rien passé)

• 8 millions : nombre de connexions au livestream de l’évènement pendant le saut

• 5 ans : nombre d’années d’entraînement de Félix Baumgartner pour préparer ce saut

• 3 records du monde : vitesse du son pour un homme en chute libre, plus haute altitude atteinte par un homme en ballon et plus haut saut en chute libre de l’histoire

• 50 millions d’euros : estimation du coût de cette opération (selon spécialistes et presse autrichienne)

 

La vidéo du saut de Félix Baumgartner en HD :

 

 

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• 708.000 : nombre de fans sur la page Red Bull Stratos

• 490.000 : nombre de J’aime sur la photo de l’atterrissage réussi de Félix Baumgartner (ci-dessus et ici)

• 70% : pourcentage de fans qui ont aimé la même publication (quasi 3 fans sur 4, record d’engagement ?)

• 50.000 : nombre de partages de la photo de l’atterrissage réussi de Félix Baumgartner

• 88.000 : nombre de fans supplémentaires depuis le saut de Félix Baumgartner

INSTAGRAM     • 20.000 : nombre de photos avec le hashtag #RedBullStratos

 

 

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• 250.000 : nombre de followers sur le compte @RedBullStratos

• 2.000 : nombre de tweets par seconde pendant le saut

• 8.600 : nombre de retweets du tweet concernant l’atterrissage réussi de Félix Baumgartner

Felix has landed safely from his jump from the Stratosphere. win.gs/stratoslive

 

• 1 tweet de la NASA : pour féliciter Félix et l’équipe Red Bull Stratos (retweeté 15.000 fois !)

Congratulations to Felix Baumgartner and @RedBullStratos on a record-breaking leap from the edge of space! redbullstratos.com/live

 

• 224.000 : nombre de followers obtenus sur 1 semaine (soit 90% du nombre de followers actuel)

• 79.000 : nombre de followers supplémentaires le jour de la 1ère tentative (mardi 09 octobre)

• 103.000 : nombre de followers supplémentaires le jour du saut (dimanche 14 octobre)

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Evolution du nombre de followers de @RedBullStratos sur le mois d’octobre : 2 pics très distincts lors des 2 tentatives de mardi 09 et dimanche 14 octobre 2012.

 

 

EN SOMME

Ces statistiques impressionnantes, à la hauteur de l’évènement, démontrent l’engouement, l’intérêt, la passion, le respect… Consacrés à cet homme et à son exploit historique.

Red Bull entre également dans l’histoire, en croisant 2 domaines qui ont toujours fait rêver l’Homme : la conquête de l’espace et l’envie de voler.

Piloter la communication : le syndrome René la taupe

11 octobre 2012 Publié par 1 Commentaire

Dans les différentes composantes de la communication (com’ interne, com’ institutionnelle, médias sociaux, relations presse…), la question du pilotage et de l’évaluation des résultats est importante… Enfin disons plutôt qu’elle est devenue importante, car pendant longtemps les professionnels de la communication se sont réfugiés derrière l’idée que l’évaluation de leur activité était souhaitable mais tellement compliquée qu’elle en était devenue impossible. Si ce faux prétexte tend à disparaître, force est de constater que les choses évoluent lentement. Encore aujourd’hui, près de 42% des entreprises américaines dépensent moins de 2% de leur budget pour l’évaluation de leurs actions de communication.

Avec l’arrivée des outils de social media monitoring, la problématique s’est  inversée : les community managers se retrouvent noyés sous des dizaines d’indicateurs plus ou moins sérieux. Néanmoins le problème de fond est toujours le même : souvent à cause d’un manque de méthodologie, une grande partie de ces informations sont mal-exploitées.

Quel est donc l’intérêt des KPI¹ et des tableaux de bord  ?
Comment les construire ?
Quelles sont les éventuelles spécificités des médias sociaux ?

 

C’est à ces trois questions que je vais (tenter) de répondre dans ce billet. ;-)

 

Des indicateurs : pourquoi faire ?

 

Cockpit

Les indicateurs sont essentiels pour piloter les actions de communication

Que l’on soit sur des problématiques social media ou de communication plus traditionnelles, il est essentiel d’avoir des indicateurs pertinents afin d’évaluer la performance de ses actions. Penser le contraire c’est exactement comme laisser le soin à un pilote d’avion de mener son appareil sans jamais utiliser ses instruments de navigation. Au mieux il n’arrivera jamais à destination, au pire il s’abimera en vol.
Un responsable de communication doit avoir en tête cette métaphore bancale : il est un pilote d’avion qui doit se fixer un cap et utiliser les bons outils pour s’assurer qu’il arrivera à bon port.

Plus concrètement, avoir des indicateurs pertinents permet  de :

 

Piloter les stratégies

 

schéma

Schéma d’une stratégie de communication idéale

Le schéma ci-dessus ne peut pas fonctionner sans indicateurs d’évaluation de la pertinence des actions de communication (symbolisés sur le schéma par les flèches rouges) .
Comment, dans le cas-contraire, s’assurer que les objectifs de l’entreprise sont traduisibles en stratégies de communication ? Comment aussi, être certain de la cohérence des actions de communication avec les objectifs de l’entreprise ? Au-delà de cette fonction, les indicateurs de pilotage ont aussi une autre valeur : viabiliser les objectifs.  S’il est impossible de lier un indicateur à un objectif de communication alors il y a de grandes chances que ce dernier soit trop flou et qu’il doit être redéfini.

Être cohérent et anticiper :

Trop souvent la communication est envisagée comme une succession d’actions ou de campagnes one-shot n’ayant que peu de cohérence entre elles. Cela revient à estimer que l’on ne communique qu’à partir du moment ou l’on prend la parole. C’est bien entendu totalement faux. Même quand votre entreprise ne communique pas, ses silences sont autant porteurs de sens que ses prises de parole.  C’est ce que l’on retrouve dans la fameuse phrase de Paul Watzlawick « On ne peut pas ne pas communiquer« .
Avoir des tableaux de bord clairs contenant des indicateurs pertinents permet de donner une cohérence générale à son message tout en étant en veille systématique sur les signaux faibles annonçant l’émergence d’opportunités ou de menaces.

 

Justifier son action  :

Les indicateurs de pilotage (KPI) ont aussi un grand rôle à jouer dans la justification du rôle et de l’apport du pôle communication dans l’organisation.

Ceux-ci donnent la possibilité :

– aux chargés de communication, community managers, social media managers, responsables de communication, de mieux évaluer, coordonner et justifier leur travail.

– aux autres directions de l’entreprise (direction marketing, direction financière, ressources humaines…) de mieux comprendre les problématiques de communication qui se jouent dans leur cœur de métier.

– à la direction générale de l’entreprise d’avoir un aperçu et de contrôler l’impact de la communication sur son activité générale.

 

Optimiser et contrôler les budgets :

L’argent étant le nerf de la guerre, des tableaux de bord pertinents sont aussi un moyen de :

Justifier le budget dont on dispose auprès de la direction générale et des autres directions en donnant des objectifs et des résultats d’activité chiffrés.

Adapter le budget aux objectifs : avoir des indicateurs en cours de campagne permet, par exemple, de se rendre compte que les objectifs ont été atteints avant la deadline et qu’il convient d’injecter le budget restant dans d’autres actions.

Comment construire ses tableaux de bord et définir ses KPI ?

 

Cible

Les tableaux de bord sont les garants de la réussite ou non des stratégies adoptées

 

Étape 1 : définir des objectifs traduisibles en actions concrètes

Dit ainsi ça paraît très bête comme remarque. Mais combien d’entreprises se lancent dans des actions de communication sans avoir de réels objectifs ?
D’autant qu’il y a bien souvent une grosse confusion entre objectifs stratégiques, objectifs de communication et actions concrètes. Un objectif stratégique du type « améliorer l’image de l’entreprise sur la question du développement durable » permet de fixer le cap. Le problème c’est que les entreprises ne vont bien souvent pas plus loin que ça. Ce qui est insuffisant pour être cohérent dans les actions à entreprendre et espérer avoir des indicateurs pertinents. Il faut traduire ces objectifs stratégiques en objectifs de communication qui doivent eux-même être découpés en actions concrètes : Quels publics ? Quels messages ? Quand ? Quel périmètre géographique ? Quel budget ?

Étape 2  : Quantifier et évaluer ses objectifs

Oui, la communication appartient aux sciences humaines et sociales qui se prêtent mal à la quantification mathématique. Pour autant cela ne doit pas être une fausse excuse. Certes, tous les objectifs de communication ne sont pas quantifiables mais ils sont tous, sans exceptions, évaluables.
Pour ce qui est de la quantification, celle-ci peut se mener en se concentrant sur des données brutes facilement compilables : nombre de communiqués  de presse diffusés, progression du chiffre d’affaire suite à une campagne de publicité, évolution du trafic sur chacune des rubriques du site Internet… Cette quantification peut aussi passer par des outils comme les sondages permettant de donner une valeur numérique à des sentiments subjectifs.

Étape 3 : Utiliser les bons indicateurs

Sans parler des solutions spécifiques de social media monitoring, il existe 4 grandes catégories d’indicateurs qui peuvent être utiliser : les sondages, les données quantitatives et les enquêtes qualitatives. Très souvent les professionnels du marketing et de la communication se concentrent sur les données quantitatives. Si elles sont fondamentales sur bien des points, elles ne permettent pas de remplir le rôle des sondages et des enquêtes qualitatives : faire ressortir la subjectivité des cibles et les mécanismes psychologiques qui expliquent parfois l’échec d’une campagne ou le déficit d’image d’une organisation.

 

Et le social media monitoring ?

 

L’impressionnante social media room de la marque américaine Gatorade

Dès l’arrivée des médias sociaux, le pilotage et l’évaluation de la  performance sociale des organisations a été une priorité. Sur ces outils de social media monitoring,  j’ai plusieurs remarques à vous faire part  :

  • Rarement les marketeurs et les communicants n’ont disposé d’indicateurs aussi nombreux pour concevoir, piloter et évaluer leur actions : taux d’interaction, mentions, temps passé sur la page, taux de viralisation, nombre de followers, trafic sur le site issu des réseaux sociaux… C’est une véritable mine d’information qui sont à disposition et une vraie chance pour les CM de légitimer leur action  !
  • On accuse facilement les médias sociaux de ne pas offrir de KPI pertinents. C’est vrai. Il est encore difficile de disposer d’indicateurs fiables et normalisés. Quant aux outils de social media monitoring,  ils sont encore peu connus et ont des tarifs qui peuvent rebuter la plupart des organisations. Par exemple, la version de base de Radian 6 coûte 750€ par mois….
    Pour autant, les critiques envers les KPI cachent bien souvent un vrai manque de stratégie. On n’est pas présent sur Twitter pour augmenter son Klout mais, par exemple, pour refondre sa relation client. Il y a souvent une confusion criante entre les moyens et les objectifs.
  • Je trouve que les agences ou les annonceurs commettent une erreur en parlant sans cesse de mise en place de « campagnes sur les médias sociaux ». Cette idée de campagne est l’héritage d’une conception de la communication vue uniquement sous son angle marketing et commercial qui implique souvent l’idée d’actions one shot.  Or, une présence durable sur les médias sociaux ne passe jamais seulement par la mise en place de campagnes de communication éphémères.
    Le schéma « Définition des objectifs » → « Actions » → « Mesures des résultats »  ne s’applique pas lorsque l’on a une stratégie social media sur du long terme.
  • J’ai consacré les deux-tiers de mon article à la « méthodologie » pour créer des tableaux de bord et mobiliser des indicateurs pertinents car c’est,  je pense, là ou le bât blesse le plus concernant  l’évaluation de la social media performance des entreprises.
    Au-delà de la difficulté à avoir des indicateurs pertinents, certains CM manquent de méthodologie pour concevoir ces tableaux de bord et ces indicateurs. Bien souvent d’ailleurs, ces derniers ne conçoivent pas les tableaux de bord comme une manière d’affiner et d’améliorer la performance de leur travail  mais comme un moyen de justifier leurs actions et leurs salaires. Ce qui est totalement improductif.
  • Il y a aussi un vrai problème de conception et de diffusion des tableaux de bord social media.  D’ailleurs sur ce point la situation est assez paradoxale. Les médias sociaux obligent à repenser les modalités de coopération dans l’entreprise en cassant sa structure organisationnelle en « râteau »  pour une autre conception basée sur le fonctionnement en mode projet. C’est ce que les experts en médias sociaux appellent la numérisation ou la digitalisation des organisations. Les CM sont les porteurs de cette révolution de la définition de l’entreprise.  Pourtant dans le pilotage et l’évaluation de leur stratégie social media, rares sont ceux qui font participer les autres services (ressources humaines, service commercial, service client) à la conception des indicateurs. Pire, les résultats des actions sur les médias sociaux restent bien souvent confidentiels et ne sortent pas du bureau de la direction de la communication ou du marketing.
    D’un côté, les CM sont les porteurs de  « l’horizontalisation » des rapports de coopération dans l’entreprise, de l’autre, en ce qui concerne leurs KPI, certains ont tendance à reproduire le schéma de cloisonnement propre au fonctionnement organisationnel traditionnel.
  • Si je trouve que le panel des indicateurs mobilisables (Facebook Insights Twitter Counter, Google analytics ….) sont une mine d’or, force est de constater qu’ ils ont d’abord été conçus avec une certaine conception du ROI (les médias sociaux sont un canal de vente et un levier business supplémentaire). Or cette conception du retour sur investissement qui traversent les KPI des médias sociaux est trop partielle. C’est évident, les réseaux sociaux numériques permettent d’apporter du trafic supplémentaire ou d’augmenter, la plupart du temps, le chiffre d’affaire de l’entreprise. A ce titre, les CM sont souvent les premiers « commerciaux numériques » de l’entreprisePour autant, aucune organisation ne devrait être présente sur les médias sociaux en ayant seulement en vue des objectifs de retours sur investissement financier car les médias sociaux numériques se prêtent très mal à l’évaluation classique basée sur la conception du ROI citée précédemment.  Mieux vaut parler, comme le fait Cédric Deniaud dans cet article, de ROO (retours sur Objectifs), qui couvre une conception beaucoup plus pertinente de l’efficacité et de la performance d’une présence social media.
  • Bien que bon nombre d’indicateurs soient très bons,  il est dommage que beaucoup de CM se contentent d’utiliser ceux qui sont disponibles  et qu’ils ne mobilisent pas aussi les outils d’évaluation classiques comme les baromètres, les sondages ou les enquêtes qualitatives. Cela contribuerait à changer le regard sur les médias sociaux en passant du ROI au ROO. Mais bien entendu, le manque de méthodologie est loin de tout expliquer. C’est aussi le manque (ou l’absence de budget) qui contraint beaucoup de CM à faire du mieux qu’ils peuvent avec les moyens du bord…

 

Conclusion :

 

« Il n y a de science que de mesurable ».  Cette citation de Jean Fourastié, a le mérite de bien résumé  l’idée que j’ai voulu transmettre dans ce billet : aujourd’hui comme demain, les professionnels de la communication devront justifier de la pertinence de leurs stratégies et de la performance de leurs actions comme le font les autres services de l’organisation pour laquelle ils travaillent.  C’est la condition sine qua non de leur efficacité mais aussi de leur légitimité.
Bien entendu, on n’évalue pas la qualité des interactions entre des individus ou l’image d’une entreprise comme on évalue un bilan comptable. Il est évident aussi qu’il ne faut pas tomber dans le travers qui consiste à instrumentaliser la communication en étant obnubiler par les chiffres. Pour autant, comme je le disais, si en communication tout n’est pas quantifiable, tout est évaluable.
Les défis de demain, en particulier pour le social media monitoring, ne seront pas d’accumuler des centaines de chiffres pour remplir des tableaux que personne ne regardera.  Mais il faudra pour les professionnels de la communication et du marketing,  se comporter  comme des pilotes d’avion : tenir le cap tout en ayant les yeux tournés sur les indicateurs des tableaux de bord sans jamais avoir une confiance aveugle dans leurs instruments.

Etude : répartition des clics sur AdWords et résultats naturels (SEO)

11 octobre 2012 Publié par 1 Commentaire

Le site compete.com vient de publier les résultats d’une étude identifiant la proportion de clics sur les résultats naturels et sur les AdWords, avec toutes sortes de détails.

Pourcentage de clics AdWords et SEO

Répartition des clics entre liens sponsorisés et naturels, et pour le SEO selon la position

Selon le site SearchEngineWatch qui rapporte les principaux éléments, l’étude a été menée sur des dizaines de millions de requêtes (et de SERP) au cours du dernier trimestre 2011. Vous pouvez vous la procurer en remplissant le formulaire situé ici mais voici l’essentiel à retenir :

En moyenne, les internautes cliquent à 85% sur les liens naturels (SEO) et à 15% sur les liens sponsorisés.

Sur l’échantillon de SERP étudiées, compete.com a identifié qu’il y a des publicités dans 55% des cas.

Je n’ai pas trouvé sur quels moteurs l’étude a porté (uniquement Google ou Bing et d’autres ? uniquement google.com ou d’autres sites ?).

Proportion de clics selon le positionnement (SEO)

Dans les résultats naturels, voici les pourcentages de clics selon la position :

  • #1 : 53% des clics !
  • #2 : 15%
  • #3 : 9%
  • #4 : 6%
  • #5 : 4%

A ma connaissance, aucune étude n’avait attribué une telle importance au tout premier résultat.

Il ne reste quasiment que des miettes pour le bas de la 1ère page de résultats, alors n’imaginez pas avoir grand chose si vous êtes en page 2…

Dans le résumé que j’ai lu, on ne précise pas l’impact des liens publicitaires situés en haut de page sur le taux de clic dans les résultats naturels. Dommage, car on imagine bien qu’il y a une forte baisse.

Visibilité et clic dans les liens publicitaires (SEA)

Dans les liens sponsorisés (SEA), il y a une très forte disparité entre les affichages et les clics : même si la marge de droite représente 61% des affichages de pub, elle ne comptabilise que 13% des clics, l’essentiel d’entre eux allant sur les publicités « premium » situées en haut, au-dessus des résultats naturels.

Répartition des affichages et des clics dans les pubs

Répartition des affichages et des clics dans les pubs (SEA)

Répartition des clics en SEA selon la position

Répartition des clics en SEA selon la position

Dommage que cette étude porte sur des données vieilles de fin 2011, mais elle n’en demeure pas moins intéressante. Qu’en pensez-vous ?